Le FC Metz, 4e de la Ligue 2 de football, a créé la surprise en se qualifiant (3-1) pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue de football aux dépens du champion de France, l'Olympique lyonnais, totalement à côté du sujet.
Mais l'OL, qui voit un second objectif s'envoler après la perte du Trophée des Champions fin juillet, ne peut s'en prendre qu'à lui-même, après avoir aligné une équipe totalement recomposée et laissé plusieurs joueurs au repos comme Karim Benzema, qui n'était pas inscrit sur la feuille de match, tout comme le milieu Jérémy Toulalan.
En défense, Jean-Alain Boumsong et Anthony Réveillère avaient été laissés au repos au bénéfice des jeunes Sébastien Faure et Lamine Gassama alors que les buts étaient gardés par Rémy Vercoutre à la place d'Hugo Lloris.
Ces changements n'ont pas du tout été une réussite pour l'OL, qui devient vulnérable sans l'apport de certains cadres, et dont la première période a été totalement manquée, tant dans l'animation offensive qu'au niveau défensif, notamment par manque d'homogénéité.
Victor Mendy, en devançant Fabio Grosso, a ouvert la marque en reprenant de la tête un corner joué de la droite par Sébastien Renouard (21) avant que ce dernier ne porte le score à 2-0 en reprenant un centre de l'aile gauche de Mendy et une offensive des Lorrains de près de 50 mètres.
Après la pause, les passages d'Ederson dans l'axe et de Kim Källström sur la gauche, donnaient plus de dynamisme à la formation lyonnaise qui réduisait la marque avec un but de Cris inscrit de la tête à la réception d'un corner frappé de la gauche par Källström (49).
Hélas, le FC Metz portait le score à 3-1 par Romain Rocchi qui profitait d'une mauvaise intervention de Vercoutre sur une passe en retrait mal assurée de Jean II Makoun (66).
Le résultat aurait même pu être plus lourd pour l'OL, assommé par le 3e but. Les Rhodaniens prêtaient le flanc aux contres, avec une défense souvent débordée, en attaquant de manière trop approximative. Pour preuve, les occasions de Renouard sur laquelle Vercoutre s'interposait (79), ou de Cheick Gueye dont le centre passait devant la cage sans que personne ne le reprenne (80).
