Eliminé mardi de la Coupe de la Ligue par Metz (1-3), 4e de L2, l'Olympique lyonnais a de nouveau démontré sa vulnérabilité dès lors que plusieurs de ses cadres sont mis au repos à l'image de Karim Benzema, une nouvelle fois préservé.

Le champion de France en titre ne s'était plus incliné sur son terrain de Gerland depuis un an tout juste, face à Marseille, le 11 novembre 2007 (2-1).

Cela faisait également cinq matches que l'équipe lyonnaise, dont le secteur défensif a été sujet à caution plusieurs semaines, n'avait plus concédé de but mais les nombreux changements dans le onze de départ ont affecté le semblant de stabilité qui s'était instauré.

Après le Trophée des Champions, perdu fin juillet, cette défaite enlève à l'OL un deuxième objectif de la saison, avec cette Coupe de la Ligue dont le tirage au sort était fait sur-mesure pour aller au moins en finale même si le président Jean-Michel Aulas a affirmé, sur les médias du club, qu'elle n'était pas "essentielle au plan du développement".

Au tour suivant, Lyon aurait affronté Vannes (L2), vainqueur d'Auxerre (2-0).

"Toutefois, pour la confiance et la construction de cette saison, cette Coupe était un des objectifs qui permet à un effectif extrêmement large de s'exprimer", poursuit M. Aulas, regrettant que "des joueurs qui ont la possibilité d'avoir du temps de jeu ne saisissent pas les opportunités".

"Se remettre en cause"
"Cela crée un doute dans l'esprit de tout le monde à quelques jours d'un match essentiel de championnat (contre Bordeaux) alors que nous avons besoin de confiance. On ne doit jamais perdre à la maison et encore moins contre une équipe de L2", a-t-il ajouté, épargnant son entraîneur Claude Puel sur la responsabilité de ce cuisant échec qui aurait pu se transformer en déroute.

C'est pourtant lui qui fait les choix et notamment celui de ne pas inscrire Benzema sur la feuille de match. Une décision surprenante alors que le jeune international (20 ans) n'avait joué que 45 minutes à Monaco et que la rencontre suivante contre Bordeaux n'est programmée que dimanche soir (21H00).

Celle de ne pas aligner l'incontournable Jérémy Toulalan, très souvent sollicité, est plus justifiée mais Jean II Makoun, autre milieu défensif, était sur le banc jusqu'à la 31e minute et la blessure à une cheville de Fabio Santos, relancé pour l'occasion.

Enfin, la ligne de défense était très inexpérimentée et vulnérable avec les jeunes Lamine Gassama et Sébastien Faure, remplaçants d'Anthony Réveillère et de Jean-Alain Boumsong, des changements s'ajoutant à la titularisation du gardien Rémy Vercoutre à la place d'Hugo Lloris.

"Les Messins ont bien su manoeuvrer et profiter de nos insuffisances. Dois-je regretter mes choix ? On gagne ensemble et on perd ensemble", s'est contenté de commenter Claude Puel.

"J'espère que l'on va pouvoir se remettre en cause d'ici dimanche", insiste Jean-Michel Aulas, même si le titre ne se jouera pas sur cette rencontre.