Le Paris SG, grâce à sa victoire sur Nancy mercredi au Parc des Princes (2-0), s'est qualifié pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue où il retrouvera Lens, qu'il avait battu en finale la saison dernière (2-1) dans un match entaché par l'affaire de la banderole.
Paris a offert aux Lensois la revanche tant attendue, ou tant redoutée entre les deux finalistes de la dernière édition. Le club lensois la doit surtout au Parisien Peguy Luyindula, auteur d'un doublé dans un match qui a souvent manqué de rythme et d'enthousiasme.
Le Paris SG a toutefois, à défaut de spectacle, assuré l'essentiel et est toujours en lice dans quatre compétitions (L1, Coupe de France, Coupe de l'UEFA et Coupe de la Ligue).
Le club parisien avait failli ne pas disputer cette Coupe de la Ligue en raison de l'affaire de la banderole anti-Ch'tis déployée en finale au Stade de France face aux Lensois le 29 mars dernier (Pédophiles, chômeurs, consanguins: bienvenue chez les Ch'tis). La justice administrative avait finalement débouté la Fédération française de football qui avait décidé d'exclure le club parisien de la Coupe de la Ligue cette saison.
Pied de nez
Du coup, cette qualification en quart de finale face à Lens s'apparente à un joli pied de nez du club parisien aux instances fédérales. Le tirage au sort le 18 novembre décidera du lieu de la confrontation.
Face à Nancy mercredi, Paris n'a pas vraiment tremblé, dans un match où les hommes de Pablo Correa, 14e de L1, n'ont jamais été en position de pouvoir inverser la tendance.
L'entraîneur du Paris SG Paul Le Guen avait décidé de laisse reposer certains de ses cadres comme Makelele, Rothen ou Hoarau. Et les seconds couteaux ont assuré leur tâche sans problème.
Dans un 4-4-2 qui semble avoir les faveurs de Le Guen en ce moment, Paris s'est montré solide, sans plus. Preuve de la tranquille soirée parisienne: pour son premier match dans les buts parisiens, Edel n'a pas pu montrer grand chose, avec pratiquement aucun arrêt à effectuer.
L'entraîneur parisien a pu constater que le Serbe Mateja Kezman, auteur d'une passe décisive sur le premier but de Luyindula et sorti sur blessure en fin de match, pouvait parfois se montrer utile, même si son rendement reste encore bien trop juste pour prétendre à plus de temps de jeu.
