Le Paris Saint-Germain est parvenu à enchaîner une troisième victoire en une semaine en s'imposant au Havre (3-1), samedi lors de la 14e journée de L1, ce qui lui permet de se replacer dans le premier tiers du classement, même si son début de 2e période erratique a suscité des doutes.
Le PSG serait-il sur la bonne voie? Vainqueur quoique médiocre contre Lille (1-0 dimanche en L1) puis face à Nancy (2-0 mercredi en Coupe de la Ligue), il a su y ajouter la manière en Normandie. Du moins en première période: impressionnants de maîtrise, les hommes de Paul Le Guen survolaient leur sujet, assurant un jeu léché et étouffant le milieu pourtant fourni (5 éléments) du Havre, où le seul Alassane était isolé en pointe.
"J'ai de gros regret sur la première mi-temps: on n'a pas joué, a regretté l'entraîneur normand, Jean-Marc Nobilo. On n'a pas été réactifs, on n'a pas essayé de se projeter vers l'avant. Quand on ne joue que 45 mn contre le PSG, avec leur talent, c'est délicat de revenir".
A croire que là où se jette la Seine, le Paris Saint-Germain aussi se jette à l'eau. Et la douche froide était pour le HAC, sous une pluie fine. La faute à son enfant prodigue, Hoarau. Il a pourtant été acclamé à son entrée sur la pelouse par le public du stade Jules-Deschasaux qui n'a pas oublié ses 28 buts en L2 la saison dernière sous les couleurs ciel et marine et a scandé son nom.
Rentrée explosive de Lesage
Mais
l'attaquant réunionnais a écouté Paul Le Guen, qui lui avait demandé
d'"arriver à l'essentiel". Marquer. Ce que Hoarau fit, dès la 18e
minute, sur une tête à la réception d'un centre d'Armand (0-1). Les
Parisiens assoyaient leur domination avec le second but de Giuly, d'une
belle frappe croisée après une percée de Clément côté droit (34, 0-2),
avant de porter l'estocade sur un penalty du même Hoarau (90, 1-3).
"Huit buts, je suis très content, mais j'ai aussi eu des occasions nettes qui nous auraient permis de tuer le match", a estimé le N.9 parisien, qui n'a pas fêté ses réalisations: "Ce soir je ne me voyais pas courir avec le sourire face à ce club-là. Intérieurement j'étais content, quand on marque c'est comme ça, mais par respect pour ce club j'ai évité".
L'addition aurait même pu être plus salée, si l'on pense aux frappes non cadrées de Hoarau, au poteau trouvé par Traoré dans un cafouillage (62) ou au duel perdu par Luyindula en un contre un face à Revault (77). Mais elle aurait aussi pu être partagée: sous l'impulsion d'un formidable Lesage, entré après la pause, le HAC se réveillait et réduisait le score, d'une tête d'Alassane sur corner (1-2, 47), lequel ratait ensuite quelques occasions. Une fébrilité parisienne qui renvoie aux doutes récurrents.
"On se contentait de gérer l'avance, ce n'était pas une bonne solution, a admis Le Guen. Dès qu'on a a cherché à marquer un autre but, c'était mieux, on a fini par marquer à la fin. La rentrée de Lesage les a boostés, on a eu du mal à contrôler ses déplacements et son apport".
Mais le Paris Saint-Germain, s'appuyant sur un bon Clément et un flanc gauche Armand-Rothen en jambes, laissait passer l'orage et maintenait le score pour signer sa 3e victoire en déplacement. Une excellente opération avant de recevoir Lyon.
