Le Paris Saint-Germain a su tirer les "leçons" des défaites contre Nice et Toulouse en achevant au Havre une semaine riche de trois victoires (2 en L1, 1 en Coupe de la Ligue), même si certaines lacunes restent criantes, avant de recevoir Lyon, le maître de l'élite.
Hoarau-Giuly
Le 4-4-2 avec le tandem Hoarau-Giuly en pointe a été testé à Lille pour la première fois, avec succès. En trois matches, l'ex-Havrais a marqué trois fois, et l'ex-Barcelonais deux. Surtout, leur complicité, leur complémentarité (jeu en pivot et de la tête pour le "grand", en profondeur pour le "petit") fournit à l'équipe une kyrielle d'occasions. Giuly compare même Hoarau à Morientes, l'avant-centre espagnol de l'épopée monégasque en Ligue des champions 2005 (Monaco finaliste).
"Ludo, c'est la profondeur, les espaces, avance Hoarau. Il retrouve les jambes, parce qu'il avait fait une préparation en retard. Si on a un Giuly comme ça toute la saison, on sera tranquilles". Après avoir longtemps tâtonné, Paul Le Guen semble avoir trouvé, lui aussi, la tranquillité dans son compartiment offensif.
"Recette"
C'est Hoarau qui emploie ce mot: "Contre Lille, on avait concocté une recette pour les trois points. C'est dans l'effort défensif. On a tiré des leçons des défaites contre Nice et Toulouse, on s'est posé les bonnes questions, et sur le terrain, on fait tout pour protéger notre but. Il fallait retrouver de la rigueur défensive, que ce soit les attaquants, les milieux et les défenseurs".
De fait, les joueurs offensifs n'ont jamais rechigné à venir au combat de l'entre-jeu, et Hoarau au premier chef, dégageant de nombreux ballons dangereux de la surface parisienne.
Série
Le Guen partageait le constat des échecs récurrents du Paris Saint-Germain au moment de négocier des (mini) tournants, et demandait à ses joueurs de "ne pas se crisper" devant cet état de fait. Trois victoires de rang cette semaine, la chose était inédite pour le club de la capitale.
Makelele
Le capitaine parisien n'est pas au mieux. Il reste une bonne plaque tournante, abreuvant ses latéraux de ballons défensifs et ses coéquipiers de mots de réconfort ou recadrage. Mais où est passé le "Maké" récupérateur, le guerrier, celui qui trouve aussi des brèches ? Au contraire, Makelele ralentit souvent le jeu, annihilant parfois des situations de contre-attaque en temporisant et en passant le ballon à la défense. La montée en puissance de Clément à ses côtés se révèle d'autant plus précieuse.
Sessegnon
Le milieu béninois ne démérite pas, et ne manque pas d'envie, mais il semble la victime du 4-4-2. Exilé à droite, il a trop tendance à garder la balle et à s'enflammer, oubliant qu'il n'est pas tout seul. Et son jeu, tout en dribbles, n'a plus la luminosité du début de saison. Sa relation sur le terrain avec Giuly n'est pas non plus très efficace.
Entame
A Nice, Le Guen avait regretté un début de match "apathique". Au Havre, ce fut après la pause que les Parisiens ont connu de sacrés flottements, avec la rentrée de Lesage notamment: "On se contentait de gérer l'avance, ce n'était pas une bonne solution. Dès qu'on a a cherché à marquer un autre but, c'était mieux, on a fini par marquer à la fin".
