Nancy, qui a retrouvé samedi des couleurs en L1 en battant Grenoble (2-0), croit en son avenir européen qui passe par un résultat positif à La Corogne pour le compte de la 5e journée du Groupe H de la Coupe de l'UEFA, mercredi au stade Riazor.

"Si nous ne qualifions pas pour la suite de la coupe d'Europe, ce serait un échec pour moi", certifie l'entraîneur Pablo Correa, soulignant qu'il ne faut pas laisser passer la chance de disputer la C3 car "il se peut que nous devions attendre d'avoir une barbe qui touche le sol pour en disputer une autre".

Battus à domicile par Moscou (3-4) à l'issue d'un match complètement, les Nancéiens iront en seizièmes de finale s'ils gagnent ou font nul à La Corogne. Une défaite n'est pas rédhibitoire à la condition que Lech Poznan ne s'impose pas à Feyenoord.

"Je l'ai dit, je le répète, les joueurs, le coach savent que l'objectif coupe d'Europe est important. Il ne suffit pas de décréter quelque chose pour y parvenir mais nous avons l'ambition d'aller chercher quelque chose à La Corogne", affirme le président Jacques Rousselot.

Pour Correa, la victoire et la qualification sont très importantes. Pour son club, pour la France. "Il faut garder notre place à l'indice UEFA. C'est pour cela qu'il faut que nous allions, les uns et les autres, le plus loin possible dans cette compétition", explique-t-il.

Un bloc espagnol
Face à Grenoble, en L1, samedi, l'ASNL a semblé retrouver les vertus qu'elle possédait par le passé, mais qui avaient disparu depuis le début de la saison. "Plus que la prestation face à Grenoble, c'est un certain comportement qui me rassure avant le déplacement à La Corogne", constate l'entraîneur.

Le discours des joueurs est similaire. "A nous d'être bons, performants. Nous allons partir à La Corogne pour aller chercher cette qualification", assure Frédéric Biancalani, rappelant cependant qu'une défaite n'est pas forcément éliminatoire: "Il ne faut pas l'oublier".

Certes, le "Depor" vient de chuter à Valladolid (3-0) et n'est peut-être plus l'équipe qui faisait peur en Espagne (champion d'Espagne en 2000) voire en Europe (demi-finale de la Ligue des champions en 2004) mais Biancalani et ses coéquipiers savent que le défi est difficile à relever.

Le club galicien, 7e de la Liga, avec 24 points et une différence de buts négative (-1) dispose en effet de bonnes individualités: les milieux espagnols Juan Carlos Valeron et Angel Lafita ou encore l'ailier mexicain Andrés Guardado. Et avec son 4-2-3-1, il forme surtout, selon Lafita, "un bloc".

"La Corogne est prenable mais elle reste une bonne équipe qui a redressé la tête dans son championnat après un départ assez complexe. Tout doucement ils redressent la barre, c'est une bonne équipe avec de très bons joueurs", prévient Biancalani. Et d'admettre: "Ce que je redoute, c'est nous-mêmes".