Nice et Le Havre poursuivront des objectifs différents mardi au stade du Ray en quart de finale de la coupe de la Ligue, le premier visant à valoriser un bon championnat, le second à se servir de l'épreuve pour oublier les turpitudes de la bataille du maintien en L1.
"Il nous manque un petit truc pour valoriser le travail accompli. Si l'on totalise les points des équipes de l'élite depuis deux ans et demi, nous sommes sixièmes. Certes bien décrochés du peloton de tête, mais sixièmes! Une victoire dans une Coupe amènerait du pétillant dans un club comme le nôtre et le dynamiserait", reconnaît l'entraîneur niçois Frédéric Antonetti .
Mais celui-ci balaie d'un revers de la main le grand écart au classement entre les deux formations. "Notre seul avantage est de recevoir".
Préoccupé par le report tardif, samedi dernier, du match à Nancy pour cause de gel qui lui a imposé "du bricolage et du rafistolage" dans la préparation, Antonetti pointe "quelques incertitudes" au niveau des automatismes ou du rythme. Car certains Aiglons n'ont plus joué depuis la fin décembre à Toulouse (2-2, 19e journée), le roulement d'effectif ayant été de mise début janvier en 32e de finale de la Coupe de France face à Arras (CFA2, victoire 1-3 a.p.).
"On ne lâchera rien"
La préoccupation de son collègue Frédéric Hantz est évidemment toute autre. Les Havrais ont fini à neuf et perdu, le week-end passé, devant le TFC (0-1) et seront donc privés de Jamel Aït Ben Idir et du renfort hivernal Florian Marange, tous deux suspendus.
"Tout nous intéresse, on ne lâchera rien!", répète pourtant le nouvel entraîneur du club doyen, indiquant par là que la Coupe de la Ligue n'est pas supplantée par la lutte pour le maintien et le déplacement à Marseille samedi.
Le groupe normand profitera toute la semaine des bonnes conditions climatiques azuréennes pour préparer la sortie au Vélodrome.
Le jeune gardien Johnny Placide devrait être titularisé à la place de Christophe Revault, comme cela a été le cas dans les tours précédents. Rotation similaire dans la cage niçoise avec la titularisation de Lionel Létizi, l'Aiglon né et formé à Nice qui rêve sans doute de gagner quelque chose avec son club.
"Nous sommes en course dans les deux Coupes, cela ne se présente pas tous les ans. Commençons déjà par oublier le classement du HAC qui n'aura pas d'ailleurs la mauvaise pression du championnat sur le dos. Dans ce genre de match, on part tous à 50-50", prévient le gardien de but niçois.
