Le "Roi Otto" ou "Rehaklès", ces surnoms témoignent de l'estime dont jouit l'entraîneur Otto Rehhagel dans toute la communauté du football. A 70 ans, le sélectionneur de la Grèce fait partie des techniciens allemands les plus couronnés de succès et compte à son palmarès, en plus des récompenses sportives, de nombreux titres honorifiques.

Après avoir conduit la sélection hellène au titre continental lors de l'UEFA EURO 2004, il avait été désigné "Grec de l'année", devenant ainsi le premier étranger à recevoir cette distinction. De la croix fédérale du Mérite (2005) au Laureus World Sports Award (2005) en passant par le titre de meilleur entraîneur du monde (2004), Rehhagel est constamment resté fidèle à sa ligne de conduite et s'est rarement plié à la volonté des autres.

A une époque où les entraîneurs ne restent que rarement plusieurs années dans un même club, le "Roi Otto" a laissé son empreinte sur le Werder Brême (1ère division allemande), qu'il a dirigé de 1981 à 1995. En 14 ans, il a amené le club vert et blanc au sommet et remporté avec lui le championnat (1988 et 1993), la Coupe d'Allemagne (1991 et 1994), la Super Coupe d'Allemagne (1988, 1993 et 1994) et la Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupe (1992). Il a ensuite rejoint le club le plus titré du football allemand, le Bayern Munich, puis Kaiserslautern, avant de devenir en 2001 l'entraîneur national de la Grèce et d'offrir à celle-ci la couronne européenne au Portugal en 2004.

Ce mois-ci, FIFA.com a sélectionné pour vous les plus belles formules de ce vétéran du football, qui occupe le poste d'entraîneur depuis 25 ans. Bonne lecture...


"Tout le monde peut dire ce que je veux."
A propos de l'esprit critique


"On n'a encore jamais gagné un match avec des formules toutes faites."

A propos des déclarations d'un entraîneur adverse avant une rencontre


"J'ai dit à mes hommes : si Thierry Henry vous apparaît en rêve cette nuit, n'ayez pas trop peur."

Avant le quart de finale de l'UEFA EURO 2004 contre la France


"Je dois savoir quelle eau de toilette est utilisée par chaque joueur en Europe."
A propos de sa façon de préparer les matches de son équipe

Arrêter les tirs faciles, c'est facile. Arrêter les tirs difficiles, c'est toujours difficile
A propos du rôle de gardien de but...



"Parfois on perd et parfois les autres gagnent."

Après une amère défaite


Le premier a toujours raison.
Donc j'ai raison. Et quand je serai cinquième, vous pourrez de nouveau me parler.
A un journaliste qui n'était pas satisfait malgré une victoire


"Nous jouons mieux quand l'adversaire n'est pas là."

En réponse à la question : "Comment votre équipe pourrait-elle renouer avec le succès ?"


"La vérité est sur le terrain."

A propos des critiques à l'encontre de sa tactique défensive

Un match de football, c'est comme un exercice de calcul : deux plus deux égalent quatre. Quand on dit "deux plus deux font cinq", on perd
Essayant d'expliquer le football...



"Si je perds quelques matches, les gens qui me jettent des fleurs laisseront soudain les pots avec."

En réponse à la question : "Que se passerait-il si votre équipe concédait d'autres défaites ?"


"Avant, tout le monde faisait ce qu'il voulait ; aujourd'hui, tout le monde fait ce qu'il peut."

Dévoilant la recette du succès de l'équipe de Grèce


"J'ai déjà eu l'occasion d'observer la Suède. C'était en 1958, quand Pelé a marqué son premier but."

A propos de la Suède, premier adversaire de son équipe lors de l'UEFA EURO 2008


"J'ai besoin de joueurs qui soient meilleurs avec un ballon qu'avec un micro."

A propos de l'intérêt des médias pour ses joueurs