La désignation de Reynald Temarii à la présidence de l'OFC en 2004 a marqué le début d'une nouvelle ère pour le football océanien. C'était en effet la première fois qu'un francophone était désigné pour occuper ce poste. Aguerri au monde politique, ce jeune Polynésien a collaboré avec son Secrétaire général, Tai Nicholas, pour apporter une dynamique nouvelle à sa fonction.
Intelligent et pragmatique, Temarii a, très vite après son élection, annoncé une restructuration de la confédération. Pour ce faire, il a planifié toute une série de réformes destinées à améliorer le statut du football au sein et en dehors de sa région.
Site officiel de l'OFC
Le nouveau président s'est essentiellement attaché à réétudier la situation financière de l'OFC et à repenser les processus autour des opérations et des compétitions. Ex ministre des Sports de la Polynésie française et ancien international tahitien, Temarii présente le profil idéal pour accompagner cette évolution.
Mon année 2006 : Reynald Temarii
"Pour moi, le moment phare de l'année 2006 a été la signature du Mémorandum d'entente entre l'ONU et l'OFC le mercredi 15 novembre, lors des célébrations du quarantième anniversaire de notre confédération, à Tahiti.
Cet accord reconnaît le rôle du football dans les politiques sanitaires, sociales et culturelles des différents gouvernements de la région. Mieux encore, pour moi, ce texte reconnaît le rôle futur de l'OFC en tant que partenaire actif du gouvernement de chacune des 13 associations membres, qui peut être sollicité pour alimenter un développement durable de la région.
L'année 2006 a été extraordinaire pour l'OFC et ses associations membres. Le départ de l'Australie pour l'AFC a marqué le début d'une nouvelle aventure. Depuis, nous avons relevé de nombreux défis. Je me souviendrai de l'année 2006 comme d'une année d'énormes progrès.
Toutefois, l'Australie joue encore un rôle important dans la région. Les ressources humaines, techniques et financières offertes par son gouvernement aux pays du Pacifique suffisent à motiver l'OFC à soutenir ses projets futurs.
A la fin de l'année 2006, le bilan est impressionnant, voire exceptionnel. Pour la première fois de son histoire, l'OFC était représentée par une nation autre que l'Australie ou la Nouvelle-Zélande en phase finale d'une compétition de la FIFA (la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA ). Les Iles Salomon ont enregistré une historique victoire 5:2 face au Cameroun, champion d'Afrique.
Au Championnat du Monde de Football Féminin U-20 de la FIFA , la sélection néo-zélandaise a fait match nul 0:0 avec le Brésil et tenu tête à la Russie. Et en décembre, Auckland City a livré une prestation pleine de courage à la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA japonaise.
Pour beaucoup de gens, cette année restera comme celle d'Allemagne 2006. En tant que membre du Comité Exécutif de la FIFA, j'ai eu le privilège d'avoir des places en tribune présidentielle. Mais j'ai parfois choisi de m'installer dans les tribunes afin de ressentir de plus près l'euphorie des supporters. Inoubliable.
En 2006, nous avons assisté à deux grands moments de fair-play. Le Secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, et le Président de la Commission européenne, M. Manuel Barroso, ont tous deux publiquement reconnu le football en tant que vecteur extraordinaire des valeurs de respect et de solidarité. Ces propos illustrent le respect dont la FIFA et son Président, Joseph S. Blatter, jouissent sur la scène internationale. A mes yeux, cette reconnaissance constitue une récompense méritée pour le programme "Football for Hope".
L'avenir du football, ce sont les jeunes, dont je m'inspire énormément. J'ai été particulièrement ému, lors de ma visite de Vanuatu, par les enfants de trois écoles primaires. Même si je ne vis pas dans ce pays, j'ai été sensibilité aux problèmes des habitants de Vanuatu, comme le taux élevé de déscolarisation. Dans ce genre d'occasions, je ressens tout le poids des responsabilités peser sur mes épaules. Le football étant le sport le plus populaire dans le Pacifique, l'OFC se doit d'apporter sa contribution là où elle le peut. Nous allons continuer à aider ce pays dans les années à venir.
Pour ce qui est de l'avenir, je souhaite la fin de la guerre en Irak et des conflits dans le monde. J'espère également que des mesures supplémentaires vont être entreprises pour éradiquer la pauvreté et améliorer la santé des plus démunis. En football, j'espère que l'esprit du jeu va perdurer et que le niveau, particulièrement dans l'OFC, va continuer à s'élever. Je souhaite également que la Nouvelle-Zélande poursuive ses efforts pour organiser une magnifique première édition de la Coupe du Monde Féminine U-17 de la FIFA, en 2008."