L'équipe de France Espoirs a concédé le nul en amical face à la Tunisie (1-1) vendredi lors d'une revue d'effectif qui a permis au sélectionneur Erick Mombaerts de ménager l'essentiel de son ossature tout en donnant du temps de jeu aux joueurs habituellement peu utilisés.
La France retrouve les qualifications à l'Euro-2011, mardi à Reims, contre la Slovénie, et aura intérêt à s'imposer car l'Ukraine a gagné en Belgique vendredi (2-0), se détachant ainsi au classement.
Dans cette revue d'effectif, les attaquants utilisés vendredi donnent l'embarras du choix à Mombaerts, tandis que sur les autres lignes, les titulaires habituels, ménagés (Sakho, Capoue, Corchia, Mvila), peuvent dormir tranquilles.
Six changements ! Surtout sur le plan offensif. Et c'est Sako qui s'est illustré: auteur du but français dès la 2e minute, sur un coup franc excentré mais puissant, le Stéphanois a sans doute été le meilleur sur le terrain, multipliant débordements et décalages. Le tout assorti d'une frappe puissante.
Prestation intéressante de la part de Langil, ailier lui aussi très actif, pour sa première sélection, contrairement à Modeste, discret. Obertan, entré pour la seconde période, a déployé sa maëstria technique de manière un peu vaine. Le Mancunien, pourtant en position idéale, a aussi raté le cadre à deux reprises.
Le milieu n'a pas brillé davantage, à l'image de Sankharé, promu capitaine et peu en vue, ou Aït-Fana, qui eut du mal à éclairer le jeu dans une position de meneur. Gonalons, pour sa première, a été plutôt sobre mais efficace dans le balayage défensif.
Seule la défense est restée quasiment inchangée. Elle était d'ailleurs assez expérimentale : seul Bocaly (à droite) avait déjà quelques capes à son actif. Les novices Souprayen (à gauche), Yanga-Mbiwa et surtout Mangala ont affiché une belle solidité en première période avant de connaître des flottements après la pause.
K. Ayari, s'appuyant sur Djebari, en profitait pour perforer la charnière centrale (52). Les Tunisiens proposaient un pressing en seconde période et déstabilisaient les Bleuets, qui en perdaient leur jeu.
La Tunisie obtenait ainsi le nul, mérité au vu de la seconde période, et qui répondait au même nul réussi le 11 février, à Sousse.
