La Confédération africaine de football (CAF) a condamné "avec véhémence l'acte contre le car togolais" et reconnaît qu'il y a eu des "blessés", dans un communiqué sur son site citant des informations transmises "dans la soirée" par le Cocan (comité d'organisation de la CAN).
"La CAF condamne avec la plus extrême véhémence l'acte commis contre le car qui transportait la délégation togolaise, écrit-elle. Dès qu'elle a pris connaissance des événements qui se sont produits dans la province du Cabinda, la CAF a tenu à Luanda une première réunion d'urgence".
"D'après les informations communiquées plus tard dans la soirée (...), l'incident se serait produit dix kilomètres après le passage de la frontière entre le Congo et l'Angola, explique la CAF. Les autorités angolaises ont aussitôt dépêché sur place une équipe afin de prendre connaissance de la situation exacte. D'après les informations du directeur général du COCAN, des blessés ont été rapidement transférés à l'hôpital de Cabinda".
Une délégation de responsables du gouvernement angolais (ministres de l'Intérieur et des Sports) devait se rendre dans l'enclave ce samedi matin, annonce également la CAF, qui y adjoindra "une importante délégation". Selon le coordinateur médias du Cocan, Virgilio Santos, une délégation de la CAF était déjà arrivée à Cabinda vendredi en soirée.
Le Premier ministre angolais Paulo Kassoma devait rencontrer samedi le président de la CAF, Issa Hayatou, "pour prendre ensemble des décisions qui puissent garantir le bon déroulement de la compétition", selon la Confédération, qui apporte par ailleurs "son total soutien et sa sympathie à l'ensemble de la délégation togolaise".
Auparavant, le responsable de la presse Souleymane Habuba avait expliqué que la CAF attendait d'en savoir davantage sur "les "faits" pour se prononcer sur ce qui s'était réellement passé.
