Le sélectionneur de l'équipe de France des moins de 19 ans, Francis Smerecki, assure à l'AFP que sa formation a affiché "la continuité d'un groupe" malgré les nombreux changements opérés samedi contre l'Angleterre (1-1) afin d'éviter la suspension de cinq joueurs.
Qu'est-ce qui prédomine: la joie de la qualification ou l'amertume liée à l'égalisation en toute fin de match ?
C'est la joie de la qualification. On était en ballottage favorable avant ce match, j'avais protégé cinq joueurs qui étaient sous le coup d'une suspension en cas de nouveau carton jaune. C'était donc une équipe remaniée, mais elle a montré la même cohérence, la même solidité et la même solidarité. C'est la continuité d'un groupe. On avait une petite appréhension de casser la dynamique, certains joueurs n'avaient pas fait un match entier depuis longtemps. Mais pendant 1h15, ça a tenu la route.
Justement, comment expliquez-vous la baisse de régime ensuite ?
D'abord, l'Angleterre est une bonne équipe. Avant le match, elle devait gagner pour se qualifier, et puis grâce à la victoire de l'Autriche contre les Pays-Bas (1-0), une égalisation lui suffisait. Les Anglais ont donc poussé énormément. Et notre baisse de régime s'explique aussi par la fatigue, avec 7 ou 8 joueurs qui n'avaient pas fait de match en entier depuis longtemps.
Connaissez-vous l'équipe de Croatie, votre prochain adversaire ?
Pas du tout. Je me suis concentré sur le groupe. Mais mes adjoints et le superviseur ont planché sur les adversaires potentiels. Maintenant, les joueurs vont récupérer et mes adjoints et moi allons préparer le match contre la Croatie. Derrière, on pourrait retrouver l'Angleterre ou l'Espagne, qui nous avait battus en finale (du Championnat d'Europe des moins de 17 ans en 2008)".
