En 2006, la République tchèque se qualifiait pour la première fois pour la Coupe du Monde de la FIFA depuis l'éclatement de l'ancienne Tchécoslovaquie. Cette année-là en Allemagne, David Jarolim, alors âgé de 27 ans, avait été retenu par Karel Brückner pour participer à l'épreuve suprême, sans jamais toutefois obtenir un statut de titulaire à part entière.

Quatre ans plus tard, le statut du milieu de terrain a complètement changé. Celui de l'équipe nationale aussi, mais pas pour le mieux. Suite au départ de Brückner en juin 2008, trois sélectionneurs différents ont officié à la tête de la sélection tchèque - Petr Rada, Frantisek Straka et Ivan Hasek - sans jamais parvenir à hisser cette dernière à son niveau de 2006. Après avoir quitté l'UEFA EURO 2008 dès le premier tour, les Tchèques ont échoué dans la course à la qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA 2010, finissant troisièmes de leur groupe derrière leurs voisins slovaques et la Slovénie.

Aujourd'hui, c'est Michal Bilek, international tchécoslovaque à la Coupe du Monde de la FIFA 1990 en Italie, qui est chargé de redorer le blason de l'équipe nationale. Âgé de 45 ans, il a pris ses fonctions en octobre 2009, avec comme mission de ramener un peu de sérénité au sein de la Reprezentace.

"Pas de certitude"
Jarolim semble tout désigné pour aider le nouveau patron à mettre ses plans en pratique. À 31 ans, le milieu de terrain de Hambourg est l'un des joueurs les plus expérimentés de son pays. FIFA.com est allé à la rencontre de ce footballeur humble, afin d'en savoir un peu plus sur sa situation en équipe nationale. "Il est difficile pour moi d'évaluer mon propre rôle en sélection. Nous avons un nouveau sélectionneur. Il fait encore des essais. Je pense qu'il est trop tôt pour affirmer quoi que ce soit avec certitude concernant mon avenir dans cette équipe", commence l'international capé à 29 reprises.

Au moment d'entamer les qualifications pour l'EURO 2012 en Pologne et en Ukraine, Jarolim devra cependant sortir de sa réserve, tout du moins sur le terrain. Dans le Groupe I, la République tchèque devra affronter l'Espagne, championne du monde en titre, l'Écosse, qui revient à son meilleur niveau, la Lituanie et le Liechtenstein.

Une chose est sûre : Jarolim et ses coéquipiers ne sont aucunement troublés par le fait de ne pas avoir disputé la dernière Coupe du Monde de la FIFA. "C'est un nouveau départ. Nous sommes dans un groupe difficile, avec l'Espagne. Contre les champions du monde, ce sera évidemment extrêmement difficile. Mais en football, tout peut arriver. De toute façon, nous sommes très motivés et absolument déterminés à décrocher la qualification pour le Championnat d'Europe", poursuit l'intéressé dans un entretien exclusif accordé à FIFA.com.

Pour se consoler de la non qualification de son pays pour l'Afrique du Sud, Jarolim n'a pas pu se tourner vers son club, qui reste sur une saison 2009/10 pour le moins frustrante. Après un début d'exercice prometteur en Bundesliga, Hambourg a terminé septième. Sur la scène européenne, la formation hanséatique voulait absolument atteindre la finale de l'UEFA Europa League, dont la finale se déroulait chez elle, à la HSH Nordbank Arena. Hélas, le HSV a échoué en demi-finale, comme lors de la saison 2008/09.

"Un rôle de leader"
"Il est toujours important de jouer régulièrement pour votre club, idéalement dans un rôle où vous avez des responsabilités", poursuit l'infatigable milieu de terrain du HSV, dont il porte le brassar. "Il est vrai qu'à Hambourg, j'ai toujours eu un rôle de leader, ce qui n'a pas toujours été le cas en équipe nationale. Ma priorité maintenant est de consolider ma position au club, afin que l'on me confie des tâches similaires en équipe nationale".

Avant d'ajouter que l'absence de Hambourg de toute compétition européenne en 2010/11 peut être un mal pour un bien. "Cela fait deux années de suite que nous atteignons le dernier carré d'une compétition européenne. Même s'il est toujours excitant de jouer une coupe d'Europe, vous finissez toujours par le payer en termes d'énergie et cela se ressent sur vos prestations en championnat. Cette année, nous serons absents de la scène européenne, mais cela peut jouer en notre faveur au moment des comptes", espère-t-il.

En guise de conclusion, Jarolim nous livre sa recette personnelle pour la saison de Bundesliga qui va bientôt commencer. "Après 34 journées, j'espère que nous serons mieux classés que la saison dernière au même moment. Mais pour cela, nous devons absolument retrouver la forme que nous avons affichée lors de la première moitié de saison. Il est vital de jouer chaque match à fond. Si nous réussissons à le faire, nous finirons plus haut que la dernière fois."