Le milieu sochalien Karim Ziani a pu mesurer cette semaine son nouveau statut d'étoile montante de la Ligue 1, la polémique sur de supposés contacts de la part des dirigeants marseillais ayant fait monter la tension entre les deux camps juste avant la finale de la Coupe de France, samedi.

La controverse a pris des allures de psychodrame et témoigne de l'importance prise par l'international algérien de 24 ans, maître à jouer des Sochaliens et surtout principale valeur marchande du club.

A trois semaines de la fin de la saison et du début du marché des transferts, l'avenir de Ziani est au centre des préoccupations des dirigeants sochaliens, ce qui peut expliquer la vigueur de leurs réactions au sujet de l'+affaire+.

Tout est parti d'une discussion entre Ziani et le directeur sportif de l'OM José Anigo au coup de sifflet final du match Marseille-Sochaux (4-2), le 29 avril en championnat. Le président sochalien Jean-Claude Plessis a mis une semaine avant de réagir, mais la teneur de ses propos ne prêtaient guère à confusion.

"Je suis furieux et scandalisé, a déclaré le dirigeant. Je ne sais pas si c'est une tentative de déstabilisation, mais je n'apprécie pas ces méthodes. Ziani n'est pas transférable et Ziani n'ira pas à l'OM."

C'était ensuite au tour d'Alain Perrin d'enfoncer le clou. "Ce sont des méthodes choquantes, qui peuvent perturber le joueur", a déclaré l'entraîneur sochalien. Elles ne contribuent pas à préparer la finale dans un climat de sérénité."

Polyvalent
Après la réplique cinglante du président de l'OM, Pape Diouf ("C'est une saleté sans nom et une "crasserie" sans borne"), Ziani, sous contrat jusqu'en 2009, a souhaité calmer les esprits, évoquant une simple "discussion privée".

Mais la rencontre de samedi au Stade de France ne sonnera sûrement pas la fin de la partie concernant l'avenir d'un des joueurs les plus convoités de la L1. Celui qui avait été désigné "meilleur joueur de la Ligue 2" la saison passée par ses pairs a parfaitement réussi son passage à l'échelon supérieur et son intégration dans le collectif sochalien après son prêt à Lorient, suscitant l'appétit féroce des plus grosses cylindrées du championnat, attirées par ses dribbles et sa vision du jeu.

Les défenseurs de L1 ont ainsi appris à connaître ce joueur polyvalent, à la fois passeur et buteur, et qui a pour mission d'enclencher toutes les offensives sochaliennes à partir de son côté droit.

"Il peut à la fois courir vite et longtemps", note ainsi Perrin à son sujet.

"La L2 m'a endurci. Cela a été un mal pour un bien. Avant, je ne pensais qu'à attaquer. A Lorient, j'ai aussi appris à défendre", confie, de son côté, Ziani. Sûr de lui, imperturbable malgré les polémiques, le milieu algérien n'a qu'une hâte: donner la plus belle des réponses sur le terrain en offrant la Coupe à Sochaux avant d'envisager un possible départ.