Elu à trois reprises footballeur de l'année en Géorgie et joueur le plus capé de son pays, Levan Kobiashvili est une véritable idole aux yeux de ses compatriotes. Le Géorgien a marqué de son empreinte l'équipe nationale de son pays, dont il porte le maillot depuis plus de dix ans. Il évolue en outre depuis douze ans dans l'un des meilleurs championnats européens, la Bundesliga.
Après avoir fait ses débuts sur les terrains allemands avec Fribourg, le joueur aujourd'hui âgé de 33 ans s'est vu sacrer deux fois vice-champion avec Schalke 04, en 2005 et en 2007. Début 2010, il a finalement décidé de rejoindre le Hertha Berlin. Le milieu de terrain n'a pas pu empêcher la relégation du club de la capitale à l'issue de la saison. A l'automne de sa carrière, il espère cependant faire en sorte que le Hertha réintègre l'élite au plus vite.
En exclusivité pour FIFA.com, Kobiashvili évoque l'avenir, ses ambitions avec son équipe et les qualifications pour le Championnat d'Europe, qui commenceront vendredi prochain pour la Géorgie.
Levan Kobiashvili, vous avez évolué à Fribourg, à Schalke 04 et vous jouez cette année à Berlin. Quels souvenirs et quelles images associez-vous à ces trois clubs ?
Chaque club a bien sûr ses particularités. Fribourg était mon premier club en Allemagne, j'étais un jeune joueur quand j'y suis arrivé. C'était très familial. Nous sommes montés en première division et ça a changé pas mal de choses. Schalke 04 est un très grand club qui a un superbe stade et des supporters fantastiques. L'ambiance y était extraordinaire. Quant au Hertha Berlin, il a évidemment été marqué par sa relégation. 2009/10 a été une saison difficile. Mais nous avons maintenant l'occasion de prendre un nouveau départ. Nos fans sont derrière nous et les conditions sont optimales. Nous avons de grandes ambitions.
Vous avez fait le choix de prolonger votre contrat avec le Hertha Berlin, même si vous devez désormais évoluer en deuxième division. Qu'est-ce qui a motivé cette décision ? Pensez-vous que le Hertha puisse remonter en Bundesliga dès cette saison ?
Ce qui a été déterminant, c'est que nous avons une très bonne équipe : de bons joueurs et beaucoup de qualité. Nous disposons également d'un très bon personnel d'encadrement autour de Markus Babbel. Je prends beaucoup de plaisir à m'entraîner tous les jours avec cette équipe. Or c'est important de prendre du plaisir, si on veut arriver à quelque chose.
Vous avez 33 ans et vous avez prolongé votre contrat jusqu'en juin 2013. Comptez-vous raccrocher les crampons à ce moment-là ?
Je ne sais pas. Pour l'instant, ce qui compte pour moi, c'est surtout de rester en bonne santé. On verra ensuite si je suis encore capable de pratiquer le sport de haut niveau.
Avez-déjà des projets concernant votre vie après le football ?
Rien de concret pour le moment. Mais j'aimerais bien rester dans le monde du football.
Vous êtes le joueur le plus capé de votre pays et avez été élu à trois reprises footballeur de l'année en Géorgie. Que représentent pour vous ces distinctions ?
Elles comptent énormément. Etre sacré trois fois meilleur joueur de son pays, c'est un honneur. J'en suis heureux et fier.
Porter le maillot de votre pays, qu'est-ce que cela signifie pour vous ?
Je joue en équipe nationale depuis 14 ans et j'y tiens toujours un rôle important. Pour n'importe quel footballeur, porter le maillot de son pays, c'est quelque chose de merveilleux. Je ne fais pas exception à la règle. Pour moi, c'est encore vrai à chaque match.
La Géorgie a terminé dernière de son groupe de qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA, sans aucune victoire à son actif. Votre déception de ne pas pouvoir participer à la compétition reine en Afrique du Sud était sans doute très grande ?
Prendre part à la Coupe du Monde, c'est un rêve pour chacun d'entre nous. Cet été, nous avons vécu une période difficile. Mais nous ne baissons pas les bras.
Les regards se tournent maintenant vers les qualifications pour l'UEFA EURO 2012. Dans le Groupe F, la Géorgie sera confrontée à la Croatie, la Grèce, Israël, la Lettonie et Malte. Que pensez-vous de ces adversaires ?
La Croatie et la Grèce ont de très bonnes équipes. Mais je crois que le groupe est assez équilibré. Tout le monde peut battre tout le monde.
La Géorgie va d'abord se mesurer à la Grèce et à Israël. Prendre un bon départ, est-ce important ?
C'est justement parce que le groupe est équilibré que ces deux premiers matches seront extrêmement importants. L'année dernière, nous n'avons pas très bien joué. Mais nous avons maintenant la possibilité de montrer que depuis, nous sommes allés de l'avant.
Depuis son indépendance, la Géorgie ne s'est encore jamais qualifiée pour la Coupe du Monde de la FIFA ou pour le Championnat d'Europe. A quoi est-ce dû ?
Nous avons un travail d'autocritique à faire pour répondre à cette question. Mais notre équipe dispose de la qualité nécessaire pour livrer de bonnes performances durant la compétition préliminaire de l'Euro. C'est en tout cas ce que nous souhaitons tous.
Depuis novembre 2009, c'est Temuri Ketsbaia qui est aux commandes de la sélection géorgienne. Que pensez-vous de lui ?
J'ai joué à ses côtés pendant quelque temps. Comme joueur, il était ambitieux, il visait haut. C'est toujours le cas maintenant qu'il est entraîneur. Je suis heureux qu'il soit là.
Quelle place le football occupe-t-il dans votre pays ?
Il occupe une place très importante : le football est le sport numéro 1 en Géorgie. Quand nous jouons, les stades sont toujours pleins. C'est toujours le cas aujourd'hui, malgré la période difficile que nous avons traversée et les commentaires très négatifs dont nous avons fait l'objet dans les médias. Tous les Géorgiens aiment le football et nous, nous voulons nous montrer à la hauteur de leur confiance.
