Après un passage mitigé à Arsenal et un retour à la maison en prêt au Zenit, Andrei Arshavin, capitaine et attaquant de la sélection russe, espère revenir à son meilleur niveau pour l'Euro-2012 et rééditer ses exploits de 2008 quand la Russie avait atteint le dernier carré.

Arshavin arrive à l'Euro en vainqueur, fort d'un Championnat de Russie largement dominé par son club formateur, le Zénith Saint-Pétersbourg. Inconstant avec Arsenal, son club depuis 2009, Arshavin, 30 ans, s'est relancé en rejoignant en janvier sous forme de prêt le Zénith. Ce retour à la maison semble avoir ravivé la flamme de "Shava", qui s'était éteinte peu à peu depuis 2009, douchée par les blessures et les séjours sur le banc en Angleterre, alors que ses courses folles et ses tirs foudroyants avaient illuminé l'Euro-2008 et permis au Zénith de remporter la Coupe de l'UEFA la même année.

Né à Saint-Pétersbourg, qui s'appelait encore Leningrad, Arshavin a débuté dans le club de sa ville - d'abord en réserve en 1999, puis avec les pros en 2000 - avant de mériter sa première sélection en 2002. Patriote affiché, il avait soutenu la candidature de son pays, qui accueillera le Mondial-2018, voyageant notamment avec son gouvernement pour vanter les mérites de la candidature.

"Shava" regrette déjà Advocaat
Et c'est pour s'assurer une place à l'Euro dans l'équipe du sélectionneur néerlandais Dick Advocaat que "Shava" a tenu à revenir en Russie pour se relancer. "Shava" a retrouvé en sélection un coach qu'il connaît bien, Advocaat, puisque ce dernier a déjà été son entraîneur, de 2006 à 2009, au Zénith.

De retour au top, libéré de ses atermoiements londoniens (seulement 6 buts en 2010-2011, un seul cette saison), l'attaquant de poche a exprimé tout le bien qu'il pense du technicien néerlandais en l'embrassant après son but contre le Danemark en match amical en février, le premier après une longue série stérile en sélection. L'ancien entraîneur du Zénith, désormais à la tête de la sélection, lui a rendu son affection avec un baiser sur le front...

Mais, au grand dam du joueur, Advocaat ne sera plus sélectionneur après l'Euro. "Franchement, je suis navré de cette décision. Il y avait une bonne alchimie dans cette équipe et nous parvenions à obtenir de bons résultats. Je pensais pouvoir jouer les prochaines qualifications (pour le Mondial-2014, ndlr) sous les ordres d'Advocaat", a-t-il expliqué à la presse.

En tout cas, Advocaat l'a bien compris: s'il veut sortir du groupe A, composé de la Pologne, de la Grèce et de la République tchèque, il aura besoin de soldats dévoués. Avec, pour mener la troupe, celui qu'il a fait son dernier capitaine: Arshavin.