Les deux Marseillais Nasri, auteur du but de la victoire mercredi contre la Géorgie (1-0), et Ribéry ont fait profiter l'équipe de France de leur belle complicité avant que leurs routes en club ne se séparent pour de bon dans quelques jours avec le départ probable du N.22 des Bleus pour le Bayern Munich.

Les Géorgiens, recroquevillés durant toute la partie dans leur moitié de terrain, ont souffert le martyr devant les accélérations de +FeraRibéry+ et les dribbles chaloupés de Nasri. Un récital que les supporteurs de l'OM ont dû suivre avec nostalgie et beaucoup de regrets. Samir Nasri-Franck Ribéry, voilà un duo que le stade Vélodrome ne pourra plus voir à l'oeuvre après une dernière saison où il aura permis au club phocéen de retrouver la Ligue des champions.

En revanche, les deux milieux de terrain sont sans doute partis pour un long bail, côte à côte, sous le maillot bleu. Ribéry, quasi inconnu voilà trois ans, est déjà un taulier de la sélection après un Mondial-2006 en Allemagne qui l'a révélé à la face de la planète.

Nasri, lui, progresse à la vitesse de l'éclair et voit ses statistiques en équipe de France gonfler à chacune de ses apparitions. Passeur décisif pour sa première cape contre l'Autriche, le Marseillais a ouvert son compteur-buts dès sa 3e sélection face à la Géorgie. Et ce n'est sans doute pas un hasard s'il doit, en grande partie, sa première réalisation en bleu à son futur ex-compère marseillais.

Maturité
Alors qu'il fêtera tout juste ses 20 ans le 26 juin, Nasri se montre bien plus précoce que le +maestro+ Zidane, à qui il est souvent comparé. Même si le joueur déteste le rapprochement avec son glorieux aîné, sa maturité et sa force de caractère en font d'ores et déjà un élément à part du groupe France.

C'est d'ailleurs dans le même positionnement que Zidane à la Coupe du monde, juste derrière l'attaquant de pointe, en l'occurence Anelka, qu'il a évolué face à la Géorgie, comme quatre jours plus tôt contre l'Ukraine (2-0). Avant de glisser à gauche après la sortie de Malouda (65).

Particulièrement en jambes et motivé, Ribéry a, lui, occupé son côté droit habituel, n'hésitant pas à permuter avec Malouda, placé à gauche, et à donner le tournis aux défenseurs géorgiens. L'une de ses accélérations supersoniques sur ce côté a ainsi cloué sur place l'arrière garde adverse, atterrissant dans les pieds de Nasri pour l'unique but français (33).

Si l'OM est en passe de perdre l'une de ses perles, l'équipe de France est, elle, déjà parée pour l'avenir avec ces deux créateurs.