Bert van Marwijk a toutes les raisons de se frotter les mains. Arrivé à la tête de la sélection oranje au lendemain l'UEFA EURO 2008, le technicien néerlandais s'est fixé pour objectif de redonner des couleurs à l'équipe des Pays-Bas. Un peu moins d'un an plus tard, la mission est en passe d'être accomplie.  

Les Néerlandais n'ont plus connu la défaite depuis le mois de septembre 2008 et un revers 1:2 concédé à Eindhoven face à l'Australie, en amical. Depuis, les Pays-Bas restent sur une impressionnante série de six victoires et un nul en sept matches. Bien entendu, ces excellents résultats n'ont pas tardé à trouver une traduction concrète au Classement mondial FIFA/Coca-Cola.

Les coéquipiers de Rafael van der Vaart devancent l'Allemagne au classement de juin et s'emparent de la deuxième position, ce qui ne leur était plus arrivé depuis octobre 2005. Seule l'Espagne, championne d'Europe en titre, parvient encore à soutenir le rythme d'enfer imposé par van Marwijk et ses hommes.

Les Oranjes ont amassé 82 points le mois dernier, plus qu'aucune autre équipe, et affichent  désormais 1 442 unités au compteur. L'Espagne, toujours leader, possède encore 319 longueurs d'avance, tandis que l'Allemagne, troisième, accuse un retard de 64 points.  

Parmi les meilleurs
De toute évidence, ces excellentes performances donnent des idées aux internationaux néerlandais. "Nous faisons partie des meilleures équipes au monde", confiait récemment le capitaine Giovanni van Bronckhorst dans un entretien exclusif accordé à FIFA.com.

De son côté, Joris Mathijsen préfère mettre ses coéquipiers en garde contre tout triomphalisme, ce qui ne l'empêche pas de viser haut : "Je pense effectivement que nous faisons aujourd'hui partie des meilleurs, mais les derniers tournois ont montré que de plus en plus d'équipes sont dans ce cas. C'est pour cette raison que nous devons faire nos preuves à chaque match", explique le défenseur central, seul joueur avec van Bronckhorst et Mark van Bommel à avoir disputé l'ensemble des éliminatoires.

Samedi, le onze néerlandais pourrait récolter les premiers fruits du travail réalisé depuis l'arrivée de van Marwijk. En effet, en cas de succès à Reykjavik contre l'Islande, les Pays-Bas seraient officiellement la première sélection européenne qualifiée pour la phase finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2010. Un petit exploit qui permettrait d'aborder sereinement les prochains mois et de préparer au mieux le voyage en Afrique du Sud.  

Jusqu'à présent, les Néerlandais n'ont pas commis le moindre faux-pas. Forts de leurs cinq succès en autant de matches, ils affichent un bilan comptable de douze buts marqués contre un seul encaissé. En outre, les succès sur le terrain de l'ARY Macédoine et de la Norvège laissent à entendre que les Oranjes s'exportent plutôt bien. Mais van Bronckhorst reste prudent : "Tout peut encore basculer. Nous ne fêterons la qualification qu'une fois que nous aurons notre billet en poche", prévient le capitaine néerlandais.

Huntelaar et Kuyt en fers de lance
Comme lors de l'Euro, les Pays-Bas ont construit leurs victoires sur un football résolument tourné vers l'offensive. Dans ce contexte, les attaquants Klaas-Jan Huntelaar et Dirk Kuyt ont eu l'occasion de faire apprécier leurs qualités de finisseurs. Les buteurs du Real Madrid et de Liverpool ont trouvé le chemin des filets à trois reprises chacun et pèsent donc pour la moitié des buts inscrits par leur équipe dans ces éliminatoires.

Si l'ancien entraîneur du Borussia Dortmund parvient à maintenir la qualité de jeu, l'harmonie et l'ambiance studieuse qui règnent actuellement au sein de son groupe, les Pays-Bas feront logiquement figure de favoris lors de la prochaine Coupe du Monde de la FIFA. Finalistes malheureux en 1974 et 1978, les Néerlandais rêvent depuis 30 ans de toucher enfin ce Trophée tant convoité. "Nous aimerions pouvoir tenter à nouveau notre chance en finale mais, auparavant, il faut d'abord se qualifier", constate, lucide, Mathjisen.