Le Salvador est sans doute l'une des sélections qui a le plus progressé ces dernières années. La formation dirigée par Carlos de los Cobos a cessé de se prosterner devant son passé et fait aujourd'hui partie des six pays en lice pour un billet mondialiste dans la zone Amérique du Nord, centrale et Caraïbes (CONCACAF).

Une fois de plus, cet élan s'est concrétisé par une progression au Classement mondial FIFA/Coca Cola, dans lequel les Cuscatlecos pointent à la 81ème position, avec à la clé un bond de neuf échelons par rapport à leur classement de juillet. Le 50ème rang mondial, meilleur classement de l'histoire du pays, atteint en décembre 1992 paraît encore loin, mais tout n'est peut-être qu'une question de temps.

De nouveaux défis
De fait, la Bicolor a effectué une montée en puissance à la fois rapide et régulière. La sélection centraméricaine a touché le fond en novembre 2006, chutant à la 169ème position du tableau. Depuis, malgré quelques reculs ponctuels, le Salvador a remonté 88 places et s'est surtout resitué sur l'échiquier continental.

Naturellement, Carlos De los Cobos et ses hommes en tirent une certaine fierté. Mais alors que l'action bat son plein au dernier tour des qualifications pour Afrique du Sud 2010, le moment est mal indiqué pour passer la brosse à reluire. Les Cuscatlecos occupent la cinquième place du tournoi hexagonal final à l'heure d'aborder les deux prochaines journées décisives en septembre, qui décideront très probablement de leur sort.

Pas question d'abandonner dès maintenant, ce n'est pas mon genre... Nous avons encore une chance et il faut la jouer à fond
Carlos de los Cobos, sélectionneur national du Salvador

Le Salvador jouera d'abord très gros en rendant visite à l'ogre américain, avant d'accueillir le Costa Rica, actuel leader du tournoi. La Bicolor avait fait sensation lors de la dernière Gold Cup en dominant les Ticos 2:1, décrochant par la même occasion le plein de points FIFA/Coca-Cola.

Deux succès face à ces prestigieux adversaires, voire une victoire et un nul, permettraient aux Salvadoriens de conserver une bonne chance de qualification. Si la moisson était moins généreuse, la suite des événements s'annoncerait compromise...

Réaliser un rêve
Malgré l'urgence de la situation, De los Cobos refuse de baisser les bras et maintient une confiance aveugle en ses troupes. "Pas question d'abandonner dès maintenant, ce n'est pas mon genre... Nous avons encore une chance et il faut la jouer à fond", a-t-il lâché après la défaite essuyée contre Trinité-et-Tobago lors du dernier match qualificatif.

Pour obtenir les résultats nécessaires, le stratège mexicain a convoqué deux nouveaux joueurs, le gardien Dagoberto Portillo et le milieu de terrain Arturo Álvarez, sociétaire du San Jose Earthquakes, en Major League Soccer. Après avoir annoncé la liste, De los Cobos s'est justifié sur le choix de ce nouveau gardien : "Nous faisons appel à Dagoberto en raison de ses performances actuelles avec le Deportivo FAS. Il a progressé et son aide sera précieuse". Quant au milieu, né aux Etats-Unis mais doté d'un passeport salvadorien, le sélectionneur dit de lui que "c'est un grand joueur qui va nous donner des options supplémentaires en attaque et qui fera beaucoup de bien à l'équipe".

Ainsi, malgré des progrès évidents récemment, le Salvador doit continuer à regarder devant lui et relever de nouveaux défis. L'heure de vérité approche : De los Cobos et ses protégés sont-ils prêts à franchir ce nouveau palier ?