Vainqueur de l’édition inaugurale de l’AFC Challenge Cup, en 2006, et finaliste de la compétition il y a deux ans, le Tadjikistan a entamé en février la troisième édition avec la ferme intention d’asseoir sa domination régionale. Boostés par leur belle série de résultats à domicile, les hommes de Pulod Kodirov se trouvent dans une forme ascendante, comme l’indique leur progression de 17 places au Classement mondial FIFA/Coca Cola du mois de février, jusqu’au 148e rang.
Vainqueur 1:0 au Yémen en début d’année, le pays centre-asiatique s’est ainsi vengé d’une nation qui l’avait battu 1:2 quelques jours plus tôt. Mais ces résultats tendent surtout à prouver que les protégés de Kodirov abordent la compétition continentale, qui aura lieu du 16 au 27 février au Sri Lanka, en pleine possession de leurs moyens.
Ce n’est pas la première fois que les Tadjiks signent une forte progression au classement mondial. En juillet 1997, ils avaient déjà atteint le 114e rang du Classement mondial FIFA Coca-Cola, le meilleur de leur histoire, en partie grâce aux bons résultats récoltés en qualification pour la Coupe du Monde de la FIFA 1998. Ils avaient à l’époque enregistré quatre succès, dont un large 5:0 sur les voisins turkmènes.
Émergence continentale
Le football est depuis toujours le sport n°1 dans ce pays montagneux dont l’indépendance remonte à 1991 et l’affiliation à la FIFA à 1994. Mais depuis lors, l’ancienne république soviétique n’avait pas spécialement impressionné les observateurs, du moins jusqu’à son sacre continental d’il y a quatre ans.
Après de nombreux échecs face aux gros bras de la confédération asiatique, le Tadjikistan a enfin pu briller face à ses voisins avec la mise en place, en 2006, de l’AFC Challenge Cup, une compétition destinée aux nations asiatiques dont le football se trouve encore en phase de développement.
Sous la tutelle de Sharif Nazarov, les Tadjiks ont pris d’assaut l’édition inaugurale, laissant sur le carreau la Palestine et la Kirghizie pour se qualifier pour la grande finale. Face au le Sri Lanka, les Centre-asiatiques ont alors produit une performance mémorable, inscrivant quatre buts sans en encaisser un seul.
En 2008, ils se sont encore qualifiés pour le match décisif, cette fois sous la houlette de Kodirov. En chemin, ils ont pris la mesure de la jeune équipe de la RDP Corée, dont plusieurs membres font partie des piliers de celle qui s’est qualifiée pour Afrique du Sud 2010. Mais face aux hôtes indiens, les Tadjiks ont perdu leur inspiration et fini par s’incliner 1:4. Cette défaite leur coûte cher, car la victoire finale offre aux Indiens une place à la Coupe d’Asie 2011.
Deux ans plus tard, les protégés de Kodirov sont bien disposés à récupérer leur bien après leur échec de 2008. "La fédération tadjike nous a fixé comme objectif la qualification pour la Coupe d’Asie 2011. Et pour y parvenir, il n’y a qu’un seul moyen : remporter l’épreuve", disait récemment Kodirov. "Nous allons tenter de mieux nous préparer, pour aborder la compétition dans les meilleures dispositions".
