La sélection colombienne s’apprête à suivre sa troisième épreuve reine d’affilée sur le petit écran. Depuis France 1998, les Cafeteros ont en effet manqué tous les grands rendez-vous mondiaux, même s’il s’en est fallu d’un cheveu lors des deux dernières campagnes de qualification. Dans l’espoir de renouer avec l’élite, la fédération a de nouveau confié ses destinées à Hernán Darío Gómez, l’homme qui a conduit le pays en phase finale il y a douze ans.
El Bolillo prend les rênes d’une équipe qui a bondi de cinq places pour pointer au 34ème rang du Classement Mondial FIFA/Coca-Cola. La Colombie enregistre ainsi son deuxième meilleur résultat depuis octobre 2008 (33ème), puisqu’elle occupait la 30ème position en octobre 2009. Gómez connaît bien le chemin vers les cimes, car c’est sous sa férule qu’en décembre 1996, les Cafeteros se sont classés 4ème pour la première fois de leur histoire.
Les Colombiens reviendront en quatrième position entre avril et mai 2002, avant de traverser une période d’instabilité qui les fera régresser jusqu’à la 51ème place en février 2009. Ils traînaient alors un passif de 558 minutes stériles en qualifications. A ce stade, il ne restait plus rien de l’entame prometteuse qui les avait vus engranger 10 des 12 premiers points fin 2007 et terminer l’année au 17ème rang mondial.
Regain d’espoir
Le retour de Gómez, 12 ans après la fin de son premier mandat en qualité d’entraîneur principal, est venu à l’ordre du jour dès que la Fédération colombienne de football a nommé Francisco Maturana au poste de Directeur général des sélections nationales. En tant qu’adjoint de Maturana, El Bolillo avait également qualifié la Colombie pour Italie 1990 et Etats-Unis 1994. "En 25 ans de carrière, j’ai acquis un savoir, des compétences et un vécu", déclarait Gómez à la presse avant même l’officialisation de sa nomination.
Cela ne fait aucun doute, d’autant que son expérience des qualifications mondialistes ne se limite pas à la Colombie. En 1999, la Fédération équatorienne de football s’est attaché ses services et trois ans plus tard, les Tricolores disputaient la première Coupe du Monde de la FIFA de leur histoire à Corée/Japon 2002. Son passage au Guatemala entre 2006 et 2008 s’est cependant révélé moins heureux, puisque les Chapines n’ont même pas franchi les portes du dernier tournoi hexagonal final. Cela, l’opinion publique cafetera n’en a cure et elle approuve massivement le retour du technicien de 54 ans.
La Colombie a terminé la compétition préliminaire d’Afrique du Sud 2010 à la 7ème place, derrière les cinq mondialistes et l’Equateur. Si elle s’est classée troisième meilleure défense du tournoi, avec à peine 18 buts encaissés, c’est en attaque qu’elle a péché. Avec 14 buts inscrits, elle ne dépasse le Pérou (11) que d’une courte tête. Mais c’est l’avenir qui intéresse Gómez : "Je lance un appel au peuple colombien, pour qu’il nous soutienne et qu’ensemble, nous ne formions qu’une seule équipe. Nous partageons un même objectif : disputer la Coupe du Monde au Brésil en 2014".


