Doucement mais sûrement, le Paraguay prépare sa revanche... La désillusion essuyée à la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006 lui a servi de leçon. Alors qu'elle avait, aux yeux de tous, trouvé le bon équilibre entre maturité et jeunesse, l' Albirroja a échoué en phase de groupes du grand rendez-vous mondial. Un revers qui a convaincu les dirigeants de redistribuer les cartes. A moins d'un an de ce douloureux retour à la réalité, tout porte à croire que le pays avance sur la bonne voie.

Les débuts prometteurs de sa campagne qualificative pour Afrique du Sud 2010 en sont la preuve. Les Guaranis sont partis du bon pied sur le chemin de leur rêve mondialiste avec un nul en terres péruviennes et une solide victoire à domicile face à l'Uruguay. Grâce à ces résultats, le pays a grimpé de cinq échelons au Classement mondial FIFA/Coca-Cola, dont il occupe aujourd'hui la 26 ème place. Si les Albirrojos sont encore loin de la 8 ème place atteinte en mars 2001, ils enregistrent là leur meilleure performance sur les douze derniers mois.

Le Tata sur le banc
Fin 2006, la Fédération paraguayenne de football (APF) mettait fin au mandat d'Aníbal Maño Ruiz pour confier les rênes de la sélection à l'Argentin Gerardo Martino. Mais ce n'est qu'en mars dernier que l'ancien entraîneur de Libertad et Cerro Porteño a pris les commandes. La sélection albirroja occupait alors la 29 ème place de la hiérarchie mondiale. "Evidemment, les qualifications pour Afrique du Sud 2010 seront notre principal objectif ", assurait alors l'ancien milieu axial.

Pour la Copa América, le Tata est parti au Venezuela avec ses plus grands talents. Des résultats encourageants n'ont pas tardé à suivre : vainqueur de ses deux premières sorties de groupe, le Paraguay a terminé deuxième de sa poule derrière l'Argentine. Mais une défaite 0:6 contre le Mexique en quarts de finale a sonné le glas des espoirs guaranis. Malgré ce revers, l'APF a réitéré son soutien à Martino et à son projet.

Ainsi, au mois d'août dernier, le technicien confiait à FIFA.com : "C'est clair qu'il faut du temps. J'en veux pour preuve mon passage à Libertad : pendant 4 ans, nous avons été les meilleurs du championnat avec Cerro, mais nous étions incapables de passer le premier tour de la Copa Libertadores. Lors de la cinquième année, nous avons non seulement passé la première phase, mais en plus, nous avons joué une demi-finale. Il faut du temps, mais aussi les gens adéquats, qui soient responsables et qui aient envie de progresser."

L'horizon se dégage
Les expérimentés José Saturnino Cardozo, Carlos Gamarra et Roberto Acuña ont laissé la place à des hommes comme Justo Villar, Julio César Cáceres, Claudio Morel Rodríguez ou encore Denis Caniza. Désormais, c'est à eux qu'il revient de guider les plus jeunes, qu'ils soient déjà renommés sur la planète football, comme Roque Santa Cruz ou Nelson Haedo Valdez, ou encore à leurs débuts, tels José Montiel et Cristian Bogado.

"Le football paraguayen traverse une phase de transition, expliquait Martino. En ce moment, nous essayons, avec de nouveaux joueurs, d'être à la hauteur de ce qui s'est fait ces 15 dernières années. Je suis convaincu que les hommes qui sont aujourd'hui en sélection sont capables d'y arriver. C'est notre grand objectif en tout cas." Les premiers résultats des qualifications semblent lui donner raison. Réussira-t-il à les confirmer dans les prochains jours, lorsque le paraguay recevra l'Equateur et s'envolera pour le Chili pour les derniers rendez-vous des qualifications de l'année 2007 ?

Le temps et le Classement mondial FIFA/Coca-Cola nous le révèleront bientôt...