A ce jour, la Lettonie ne compte qu'une seule qualification pour une grande compétition internationale, l'Euro 2004 au Portugal. A l'époque, les hommes d'Aleksandrs Starkovs avaient arraché leur billet en dominant la Turquie en match de barrage. Lors de la phase finale, les Lettons avaient échoué à la dernière place du Groupe D, mais le bon match nul (0:0) obtenu face à l'Allemagne était venu confirmer le potentiel de cette formation atypique.

En revanche, ce petit pays balte de deux millions d'habitants a connu un parcours plus difficile dans la compétition préliminaire pour la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Opposée au Portugal, à la Slovaquie, au Liechtenstein, au Luxembourg et à la Russie, la Lettonie échoue à une décevante cinquième place. Un parcours laborieux, à peine égayé par deux nuls (1:1) face à la Russie et en Slovaquie.

Juris Andrejevs, le successeur de Starkovs à la tête de la sélection, n'a malheureusement pas pu rééditer l'exploit de son prédécesseur. La défaite 0:1 concédée en mars 2007 face au Liechtenstein dans le cadre des éliminatoires de l'Euro 2008 a même fini par le contraindre à la démission. En quête d'un technicien confirmé, les responsables de la fédération lettone portent alors leur choix sur un vieil habitué... Aleksandrs Starkovs ! L'homme à l'origine du plus grand succès de l'histoire du football letton a finalement accepté de revenir aux affaires.

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Mais, à l'impossible, nul n'est tenu. En effet, lorsque l'ancien entraîneur du Spartak Moscou reprend l'équipe en main, la Lettonie n'a plus aucun espoir d'être présente en Suisse et en Autriche. Les supporters sont donc contraints de se contenter d'une victoire de prestige (1:0) sur l'Irlande du Nord, en attendant des jours meilleurs. Evidemment, personne dans l'entourage de l'équipe nationale ne souhaite s'attarder sur le fait que ce succès ait été acquis grâce à un but contre son camp d'un défenseur nord-irlandais.

Les Baltes enchaînent avec une défaite attendue (0:2) contre l'Espagne, avant de réaliser une belle opération en s'imposant 4:2 en Islande. Les visiteurs créent la surprise en prenant le meilleur sur une formation islandaise qui avait jusque-là fait preuve d'une remarquable solidité à domicile. En s'offrant un doublé au pays des volcans, Maris Verpakovskis, l'attaquant de Hajduk Split, s'impose comme l'un des grands artisans du succès letton.

Malgré ces bons résultats, la Lettonie achève son parcours à la cinquième place du Groupe 5, juste devant l'Islande et le Liechtenstein. Le bilan de huit défaites pour quatre victoires est largement négatif, mais la différence de buts (15:17) semble indiquer qu'avec un peu plus de réussite, les Baltes auraient pu faire beaucoup mieux.

De fait, les derniers résultats enregistrés en fin d'année 2007 incitent à l'optimisme dans le camp letton. Starkovs, qui avait hérité d'une équipe à la dérive il y a près d'un an, a réussi à reconstruire un groupe soudé. Désormais, le sélectionneur national s'est fixé un nouvel objectif : participer à la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010. Le tirage au sort préliminaire, qui a eu lieu en novembre à Durban, a plutôt souri aux Lettons. Versés dans le Groupe 2 aux côtés de la Grèce, d'Israël, de la Suisse, de la Moldavie et du Luxembourg, ils paraissent avoir toutes les cartes en main pour devenir l'une des bonnes surprises de ces éliminatoires.

Les moyens de ses ambitions
L'impulsion a été donnée, mais il reste encore à Starkovs à bâtir une équipe compétitive autour de Maris Verpakovskis, son attaquant vedette. Le sélectionneur letton a déjà fait un pas dans la bonne direction en empochant un succès prometteur (3:1) en Géorgie, fin février. De quoi emmagasiner de la confiance et prouver à ceux qui en doutaient encore que la Lettonie a effectivement les moyens de ses ambitions.

Ces bons résultats ont évidemment trouvé leur traduction au Classement mondial FIFA/Coca-Cola. Avec 38 points de plus par rapport au dernier pointage, les Lettons progressent de 13 places. Solidement ancrés en 72ème position, ils laissent derrière eux des équipes comme la RP Chine, la Slovénie ou encore l'Autriche.

Si Starkovs parvient à confirmer l'embellie actuelle, rien n'empêchera alors cette équipe de voir encore plus haut. Le football letton doit impérativement profiter de cette période faste pour aborder le début des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA, qui débuteront en septembre, dans les meilleures conditions.