Au lendemain d'une très mauvaise Coupe d'Asie 2007, le football australien semblait en plein marasme. Les Socceroos n'avaient en effet enregistré qu'une seule victoire en quatre rencontres, pour finalement être sortis en quarts de finale par le Japon, à l'issue de la séance de tirs au but.
Mais avec l'arrivée d'un nouveau sélectionneur, le très expérimenté Néerlandais Pim Verbeek, l'équipe nationale australienne a retrouvé un second souffle. Elle est toujours invaincue dans les qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010, qu'elle avait débutées par une victoire 3:0 face au Qatar avant de concéder un 0:0 contre la RP Chine à Kunming.
Lundi dernier, grâce à son succès 1:0 face à l'Irak, champion d'Asie en titre, l'Australie compte désormais trois points d'avance dans le Groupe 1. Dernièrement, lors d'un match amical disputé à Sydney, les hommes de Verbeek sont également parvenus à battre le Ghana, 14ème nation dans la hiérarchie mondiale.
Les Aussies doivent une grande partie de leurs bons résultats à leur solidité défensive. Depuis que Verbeek a pris les rênes de la sélection, l'Australie n'a pas encaissé le moindre but. Le gardien de Middlesbrough, le vétéran Mark Schwarzer, y est bien sûr pour beaucoup, lui qui a réussi à stopper le penalty de Shao Jiayi à la dernière minute du match face à la RP Chine.
Grâce à de nombreux arrêts déterminants, Schwarzer a aussi été l'un des grands artisans de la victoire australienne 1:0 face à l'Irak. Mais sa défense n'est pas en reste, notamment grâce à Jade North, le stoppeur des Newcastle Jets, auteur de deux grands matches face à la RP Chine et au Ghana.
Les efforts du collectif australien, emmené par un Schwarzer et un North étincelants, ont permis à la formation de Verbeek de marquer 74 points au Classement mondial FIFA/Coca-Cola, faisant ainsi un bond de huit places pour se hisser au 35ème rang mondial.
Composer avec la chaleur
Dans les semaines à venir, l'Australie doit affronter
l'Irak et le Qatar pour le compte des éliminatoires de la Zone
Asie. Cette fois, les données du problème seront légèrement
différentes. Les
Socceroos évolueront en effet au Moyen-Orient, sous un
climat désertique auquel ils ne sont guère habitués.
Verbeek a admis que les prochaines échéances qualificatives représenteront un test d'envergure. "Nous allons vivre deux semaines très difficiles. Nous avons joué à Brisbane en raison du climat et pour essayer de nous habituer aux 40° de la chaleur écrasante de Dubaï. Mais ça n'a pas été très concluant".
"Cela dit, on a ces trois points d'avance. On ne sait pas vraiment à quoi s'attendre à Dubaï ; on verra bien dans les prochains jours".
