L'Angola va vivre un mois de septembre sous tension. Les deux faux pas concédés face à l'Ouganda (1:3 à Kampala et 0:0 à domicile à Luanda) en juin dernier lors des qualifications pour la Coupe du Monde de la FIFA, Afrique du Sud 2010 ont un peu refroidi l'enthousiasme des Palancas Negras, sans pour autant compromettre leurs chances d'accéder au tour suivant.

En effet, les hommes du Portugais Luis Oliveira Goncalves peuvent aborder la suite des éliminatoires avec un supplément de motivation que leur confère leur progression de 3 places au dernier Classement Mondial FIFA/Coca-Cola. Désormais postés au 58ème rang, ils espèrent poursuivre sur cette lancée et, pour y parvenir, se doivent de réussir deux bons résultats lors des dernières rencontres de qualification, le 7 septembre au Bénin et le 10 octobre contre le Niger.

Régulièrement dans les grandes compétitions
Si l'Angola n'est pas encore à classer parmi les valeurs sûres de son continent, les performances réalisées ces dernières années font sortir le pays des clichés qui lui sont habituellement réservés, comme le déclarait l'attaquant Akwa, en 2006 : "Nous avons prouvé que l'Angola ne se résumait pas au pétrole, à la guerre et à la pauvreté".

Depuis la qualification pour Allemagne 2006, les différentes prestations tendent en ce sens. Sa première et seule participation à une Coupe du Monde de la FIFA s'est soldée par une réussite : une courte défaite contre l'ogre portugais (0:1) et deux prestations convaincantes face à deux équipes supposées supérieures, le Mexique (0:0) et l'Iran (1:1).

Ces résultats se sont confirmés avec une deuxième participation consécutive à la Coupe d'Afrique des Nations. Lors de Ghana 2008, les Angolais ne cèdent qu'en quart de finale face au futur lauréat, l'Egypte (1:2), après un brillant succès face au Sénégal (3:1) lors du premier tour. Toutes ces performances installent l'Angola aux portes du "Top-Ten" africain (11ème) et parmi les 60 meilleures nations dans la hiérarchie mondiale. Soit à 13 places de leur meilleur classement. Pour franchir un palier supplémentaire et gagner en crédibilité, les Palancas Negras doivent désormais se qualifier pour la prochaine Coupe du Monde de la FIFA et s'imposer comme une des dix meilleures nations africaines sur le long terme.

Les leçons du Professeur
A la tête de la sélection nationale depuis 2003, Luis Oliveira Gonçalves est un des artificiers de l'éclosion de l'Angola. Son surnom de Professeur est légitime. Au fil des saisons, en plus de bâtir une équipe disciplinée et tactiquement au point, il en tire le meilleur sans pour autant avoir de joueurs dotés d'un talent hors-norme, même si le jeune attaquant Manucho afiiche de belles promesses.

L'exemple le plus flagrant en est l'opposition face aux cousins portugais, lors d'Allemagne 2006. La courte défaite a impressionné tant par le score que par la manière. Habitués à encaisser une pléiade de buts face aux Lusitaniens, les Angolais n'en avaient pris qu'un seul tout en sachant se montrer dangereux au cours de la deuxième mi-temps. Conscient du potentiel de son équipe, le Professeur "compte également qualifier l'Angola pour la Coupe du Monde 2010, la première organisée dans un pays africain. Nous tenons absolument à participer à cette grande fête et à confirmer les bonnes impressions laissées en Allemagne".

Une nouvelle page à écrire
Favori du Groupe 3, l'Angola, aujourd'hui attendu par ses adversaires, peine à trouver son rythme de croisière. Après quatre journées de qualification traduites par deux victoires, un nul et une défaite, les Palancas Negras sont à deux longueurs du leader, le Bénin. La rencontre opposant ces deux équipes, le 7 septembre prochain, devient capitale pour les joueurs de Luis Oliveira Gonçalves.

Une victoire et le rêve d'accéder au Mondial 2010 se poursuit. Un nul ou une défaite et tout le travail effectué ces dernières années risque d'être remis en question. En attendant la prochaine Coupe d'Afrique des Nations, organisée en 2010 sur le sol... angolais.