A bien des égards, le football est un jeu d'enfant : l'équipe qui marque le plus de buts gagne. Point barre. Pourtant, chaque semaine, chaque championnat, chaque rencontre offre sa propre intrigue statistique qui fait du beau jeu ce spectacle fascinant. C'est pour cette raison que, chaque semaine, FIFA.com passe à la loupe les chiffres qui se cachent derrière les résultats.

La reprise des éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA figure en bonne place dans la revue statistique de la semaine, qui se penche également sur les malheurs de Martin O'Neill au mois de mars, les prouesses du goleador Samuel Eto'o et la valse des entraîneurs en Argentine.

261

matches en éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA. Avec ce total cumulé, l'attelage Mexique - Costa Rica affiche la plus grande expérience de la planète en compétition préliminaire. Le record appartient aux Aztèques, avec 132 rencontres disputées. Adversaires du Tri ce week-end, les Ticos comptent 129 sorties à leur actif. Les hommes de Sven-Goran Eriksson auront pour ambition de mettre un terme à une série de quatre matches sans victoire au cours des six derniers mois. Durant cet intervalle, la Jamaïque, le Honduras et les Etats-Unis sont tous parvenus à conserver leurs cages inviolées face aux Mexicains. Rappelons néanmoins que les protégés du Suédois disposeront d'une arme redoutable face au Costa Rica : leur stade Azteca. Depuis son inauguration il y a quasiment 43 ans, la cathédrale du football mexicain n'a qu'une seule fois été le théâtre d'une défaite des locaux en éliminatoires mondialistes. Mais les protagonistes de ce revers historique n'étaient autres que les visiteurs de samedi...

200

buts en éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA. Voilà la barre que l'Allemagne et l'Iran ont en ligne de mire avant la journée de ce week-end. Dix-huit ans après le 100ème but de la Mannschaft, inscrit par Klaus Fischer lors d'une large victoire 8:0 face à l'Albanie, les Allemands n'ont besoin que d'une réalisation pour atteindre la centaine suivante. Pour les imiter, l'Iran doit frapper à deux reprises contre l'Arabie saoudite à Téhéran. Un bon résultat permettrait par ailleurs à la Melli de revenir sur la RDP Corée, deuxième. Quant aux Nord-Coréens, ils s'approchent eux aussi d'un chiffre symbolique. Il leur faudra toutefois mettre trois buts aux Emirats Arabes Unis pour devenir "centenaires".

9

années ont passé depuis la dernière victoire de Martin O'Neill en Premier League au mois de mars. La défaite 5:0 d'Aston Villa à Anfield samedi contraint l'Irlandais à attendre une année de plus pour vaincre le signe indien. Depuis le succès de Leicester City face à Leeds United le 26 mars 2000, O'Neill ne s'est plus jamais imposé dans le championnat anglais lors du troisième mois de l'année. En 12 matches programmés en mars, le manager de Villa a enregistré cinq nuls et sept défaites. Cette statistique est d'autant plus intrigante que l'ancien entraîneur du Celtic a opéré une métamorphose impressionnante à Villa Park. Cette curieuse coïncidence pourrait toutefois s'avérer coûteuse pour les Villans. Il y a quelques semaines encore, le club de Birmingham semblait en mesure de briser l'hégémonie du Big Four sur le championnat. Mais ses malheurs du mois de mars ainsi que le regain de forme des Gunners d'Arsenal ont permis à ces derniers de mettre une option sur le quatrième ticket pour la Ligue des champions de l'UEFA.

7

journées disputées dans le Tournoi de Clôture argentin et déjà, six entraîneurs licenciés. Les dernières victimes ont été enregistrées ce week-end, avec les limogeages d'Osvaldo Santoro (Independiente) et de Jorge Burruchaga (Banfield). En général, les licenciements d'entraîneurs interviennent au lendemain de défaites. Ceux de Santoro et Burruchaga ont eu lieu après des victoires convaincantes en championnat, ce qui illustre la nature turbulente du championnat argentin. Avant Independiente et Banfield, Gimnasia de Jujuy, Racing Club, Rosario Central et Estudiantes de La Plata avaient déjà décidé de se séparer de leurs entraîneurs respectifs. Signalons que si l'on considère la saison dans son intégralité, seuls sept des 20 clubs de l'élite ont conservé le technicien en poste au début du Tournoi d'ouverture 2008.

2

buts contre Malaga dimanche et voilà le compteur du Barcelonais Samuel Eto'o porté à 123 unités sous le maillot catalan. Le Camerounais a intégré le top 5 des meilleurs artilleurs du club. Grâce à un doublé plein de sang froid, l'attaquant a dépassé Patrick Kluivert et Carles Rexach. Le Lion indomptable n'a plus besoin que d'un but pour chiper la quatrième place à Mariano Martin dans le livre d'or du Barça. Il y a fort à parier que les 130 réalisations de Rivaldo font également saliver l'insatiable Eto'o. Le numéro 9 blaugrana devra cependant multiplier les exploits s'il souhaite menacer le deuxième, Ladislao Kubala (196), et le premier, Cesar, auteur de 235 buts pour les Blaugranas dans les années 1940 et 1950. Pour l'heure, l'Africain peut raisonnablement espérer le titre de pichichi. Avec ses 25 buts en Liga, il compte six longueurs d'avance sur ses plus proches poursuivants : Diego Forlan, David Villa et Lionel Messi.