A bien des égards, le football est un jeu d'enfant : l'équipe qui marque le plus de buts gagne. Point barre. Pourtant, chaque semaine, chaque championnat, chaque rencontre offre sa propre intrigue statistique qui fait du beau jeu ce spectacle fascinant. C'est pour cette raison que, chaque semaine, FIFA.com passe à la loupe les chiffres qui se cachent derrière les résultats.
Si les projecteurs se sont braqués sur les exploits de Martin Palermo et l'effervescence autour du classico espagnol, l'actualité de cette semaine est dominée par deux finales : celle de la Ligue des champions de l’UEFA qui se profile à Rome et celle de la Coupe de Grèce à Athènes, qui a connu une avalanche de 37 buts.
buts pour le compte de Boca Juniors : voici le cap franchi par Martin Palermo jeudi dernier. L'inamovible attaquant de 35 ans a permis aux Xeneizes de se qualifier pour les huitièmes de finale de la Copa Libertadores aux dépens du Deportivo Tachira. Palermo, qui est devenu en mars le plus grand buteur de l'histoire de Boca, a fêté son double centenaire avec la manière, marquant d'une fantastique bicyclette après avoir ouvert le score depuis le point de penalty. Pour couronner le tout, Diego Maradona, ancien partenaire de Palermo, a confirmé la convocation d'El Loco parmi la sélection albiceleste à l'occasion du match amical contre Panama. Cette rencontre verra évoluer une formation argentine constituée en priorité de joueurs évoluant dans leur championnat national.
pour cent : c'est la probabilité de Chelsea d'accéder à la finale de la Ligue des champions ce soir, si l'on prend en compte toutes les confrontations européennes dont le match aller s'est conclu sur le score de 0:0. Ajoutez à cela le fait que Barcelone n'a remporté que six de ses 29 derniers matches à l'extérieur face à des clubs anglais et que les Blues sont invaincus en 17 rencontres de Ligue des champions dans leur fief : on serait presque tenté de dire que les hommes de Guus Hiddink ont déjà un pied en finale. N'oublions pas, cependant, que si les Londoniens n'ont pas perdu depuis cinq rencontres face aux Catalans, ce sont ces derniers qui leur ont infligé leur dernier revers en Ligue des champions à Stamford Bridge, le 23 février 2006 (2:1). Les deux principaux protagonistes de cette soirée seront une nouvelle fois sur la scène : Samuel Eto'o, auteur du but victorieux ce soir là, et John Terry, coupable d'un but contre son camp.
ans et six mois qu'on n'avait pas vu un classico se terminer avec huit buts au tableau d'affichage. Barcelone y a remédié samedi dernier à Madrid en surclassant les locaux sur le score de 6:2, ce qui représente le classico le plus prolifique jamais vu à Santiago Bernabéu. C'est seulement la huitième fois dans l'histoire du club que le Real est battu par quatre unités d'écart ou plus à domicile. Le dernier événement de cet ordre, une déroute 1:5 devant le Real Majorque, était survenu il y a six ans. Le Barça, en revanche, qui profite de cette moisson pour atteindre le chiffre symbolique de 100 buts cette saison en Liga, n'est qu'à sept unités du record historique du championnat espagnol. En attendant, les Blaugranas peuvent savourer leur premier double succès en championnat face à leurs ennemis héréditaires depuis la saison 1997/98.
buts - huit au cours des 120 premières minutes de folie, puis 29 au cours d'une séance de tirs au but à rallonges - ont animé samedi dernier la finale de la Coupe de Grèce, désignée après coup comme le plus grand match de l'histoire de la compétition en 78 saisons. Réduit à neuf, l'Oympiakos s'en est remis à son dernier rempart et capitaine, Antonis Nikopolidis, pour convertir le tir synonyme de succès 15:14 en faveur des Erythrolefki face à l'AEK Athènes. Un autre héros improbable s'était mis en valeur dans le temps réglementaire : l'attaquant Matt Derbyshire prêté par les Blackburn Rovers, entré en cours de jeu pour égaliser à la 96e minute. Récemment sacré champion de Grèce, l'Olympiakos met ainsi la main sur sa 26e Coupe de Grèce et rafle son 14e doublé coupe-championnat.
ans après la Juventus, Manchester United devient le deuxième club tenant du titre à atteindre de nouveau la finale de la Ligue des champions l'année suivante, à la faveur de sa démonstration à l'Emirates Stadium d'Arsenal hier soir. Aucune équipe n'est jamais parvenue à conserver ce trophée deux saisons de suite, mais avec une série en cours de 25 matches sans défaite dans le tournoi, les Red Devils paraissent largement à la mesure de l'exploit. En balayant une équipe d'Arsenal jusque là invaincue en cinq ans et 27 matches sur sa pelouse en compétition européenne, United permet à son technicien d'entrer dans le gotha continental. Avant hier soir, seuls huit entraîneurs - Trapatonni (7), Munoz, Happel, Lattek, Goethals, Cruyff, Eriksson et Lippi (5 chacun) - avaient pu conduire leurs troupes à au moins cinq finales européennes. Sir Alex Ferguson est donc devenu le premier entraîneur britannique à pénétrer dans ce cercle très fermé, dépassant Don Revie et Bob Paisley, dont le compteur s'est arrêté à quatre.

