A bien des égards, le football est un jeu d'enfant : l'équipe qui marque le plus de buts gagne. Point barre. Pourtant, chaque semaine, chaque championnat, chaque rencontre offre sa propre intrigue statistique qui fait du beau jeu ce spectacle fascinant.
C'est pour cette raison que, chaque semaine, FIFA.com passe à la loupe les chiffres qui se cachent derrière les résultats, afin de définir les grands gagnants et les gros perdants. Dans cette revue hebdomadaire, nous braquons notre projecteur sur les deux finales olympiques, le départ canon de Gabriel Agbonlahor et les débuts remarqués d'un promu en Bundesliga, Hoffenheim.
minutes sans prendre le moindre but. Depuis la Coupe du Monde Féminine de la FIFA, Chine 2007, la gardienne allemande Nadine Angerer conservait ses cages inviolées. La demi-finale du Tournoi Olympique de Football Féminin 2008 a mis un terme à cette invincibilité de façon brutale. En propulsant un boulet surpuissant dans les filets d'Angerer, la Brésilienne Formiga a brisé cette belle série et permis aux siennes d'égaliser dans une rencontre brûlante. Au final, le dernier rempart de la Mannschaft cèdera à trois reprises supplémentaires face à des Canarinhas intenables. Le Brésil se prépare désormais à se disputer l'or avec une sélection américaine qui a remporté 22 des 26 confrontations entre les deux équipes. Sur les dix dernières semaines, les Stars and Stripes ont gagné trois matches amicaux face aux artistes sud-américaines. Par ailleurs, les Auriverdes ont subi la loi américaine lors des trois joutes olympiques entre les deux nations, notamment la finale d'Athènes 2004. Toutefois, les Brésiliennes s'inspireront sûrement du dernier face-à-face en compétition officielle : une écrasante victoire 4:0 marquée du sceau de Marta, à Chine 2007.
ans. Il y a 18 ans, Hoffenheim se traînait dans les bas-fonds du football amateur allemand, anonyme parmi les anonymes. Aujourd'hui, voilà le club co-leader de la Bundesliga. Son conte de fées dans l'élite allemande a débuté par une large victoire 3:0 face à l'Energie Cottbus. En réussissant son entrée, le club du Bade-Wurtemberg est devenu le premier pensionnaire depuis 1997 à prendre le maximum de points pour son baptême du feu. Sur les trois dernières décennies, ils ne sont que cinq à avoir réussi cette performance. L'artisan de l'ascension météorique de Hoffenheim se nomme Dietmar Hopp, son généreux mécène, qui veille au développement d'un club dont il a porté les couleurs chez les jeunes dans les années 1950. Sachant que Grenoble, Hull City et Hamilton Academical se sont respectivement imposés dans les premières divisions française, anglaise et écossaise, ce week-end a été des plus fructueux pour les promus des grands championnats européens.
ans. C'était il y a 12 ans. Dans ce qui reste sûrement comme le plus grand match de l'histoire des JO, le Nigeria avait signé un extraordinaire come-back en finale des Jeux d'Atlanta. Les Golden Eaglets avaient soufflé l'or à l'Argentine dans les derniers instants de la rencontre, grâce à un but mémorable d'Emmanuel Amunike. Aujourd'hui, les deux nations s'apprêtent à se retrouver au même stade de la compétition, après s'être brillamment imposées en demi-finales. Les Africains n'ont laissé aucune chance aux Belges tandis que les Albicelestes ont survolé le clásico face aux Brésiliens. Jusque-là, le Tournoi Olympique de Football Masculin n'avait occasionné qu'un seul remake en finale : en 1912, la Grande-Bretagne et le Danemark s'étaient retrouvés après s'être disputé le titre à Paris en 1908. Les statistiques invitent à la confiance côté nigérian puisque la deuxième confrontation entre les deux formations européennes avait accouché du même résultat que la première, à savoir une victoire britannique par deux buts d'écart.
minutes et 37 secondes. C'est ce qu'il a fallu à Gabriel Agbonlahor pour signer son triplé en journée d'ouverture de la Premier League anglaise. La prouesse n'avait pas été réalisée depuis 1997, quand le hat-trick de Dion Dublin avait permis à Coventry City d'obtenir un surprenant succès 3:2 face à Chelsea lors de la première journée de championnat. Impressionnant, le triplé de l'attaquant d'Aston Villa, qui a permis au club de Birmingham de battre Manchester City 4:2, n'est pourtant pas le plus rapide de l'histoire de la Premier League. Le record est en effet détenu par Robbie Fowler. A son heure de gloire avec Liverpool, il lui avait suffi de 4 minutes et 33 secondes pour démolir Arsenal à lui seul, le 28 août 1994. En tout cas, l'excellent Agbonlahor en connaît un rayon en matière de vitesse. Dans sa jeunesse, il affichait des dispositions exceptionnelles pour le sprint, au point d'envisager sérieusement une carrière dans l'athlétisme. Il a finalement choisi le football, pour le plus grand bonheur des Villans.
ans, un mois et 26 jours après son dernier match avec les Pays-Bas, Mark van Bommel retrouvera finalement le maillot oranje lors d'un match amical contre la Russie. Le capitaine du Bayern Munich refermera ainsi une parenthèse ouverte après la défaite 1:0 face au Portugal lors de la Coupe du Monde de la FIFA, Allemagne 2006. Ce jour-là, il avait reçu le premier des 16 cartons jaunes distribués par l'arbitre. Sélectionné à 41 reprises, l'ancien joueur du PSV Eindhoven et du FC Barcelone avait refusé l'unique convocation de Marco van Basten après la compétition allemande. Raison invoquée : une incompatibilité de caractères avec l'ex-attaquant de l'AC Milan. Depuis l'arrivée de Bert van Marwijk au poste de sélectionneur, son retour n'était plus qu'un secret de polichinelle. Après tout, le nouvel entraîneur n'est autre que son beau-père...
