Les Grecs ont le vent en poupe
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L'UEFA EURO 2012 vient de se terminer et l'Espagne a brillamment défendu son titre européen, confirmant sa position de leader. Mais la Furia Roja n'est pas la seule à avoir livré un beau tournoi. La Grèce a été l'une des bonnes surprises de la compétition. Grâce à sa qualification pour les quarts de finale, la sélection hellène a progressé de trois places au Classement mondial FIFA/Coca-Cola, pour accéder au douzième rang. C'est le meilleur classement des champions d'Europe 2004 depuis octobre 2011.

Pourtant, après un nul 1:1 contre la Pologne, pays hôte, et une défaite 1:2 face à la République tchèque, les Grecs ont redouté une élimination précoce. Mais une victoire surprise 1:0 lors de leur dernier match contre la Russie, donnée favorite, leur a finalement permis d'atteindre le tour suivant.

En quart de finale, l'Allemagne s'est cependant révélée trop forte pour les Grecs, qui ont dû faire leurs valises à l'issue d'un revers 2:4. "Nous ne sommes pas les meilleurs, mais ceux qui jouent contre nous doivent suer sang et eau pour nous vaincre", avait annoncé le sélectionneur Fernando Santos, soulignant les qualités majeures de son équipe : la combativité et la passion. "Nous avons pris du plaisir à chaque instant et à chaque match nous avons dû nous battre. On  a fait ce qu’on a pu et on quitte ce tournoi la tête haute", confirmait Dimitrios Salpingidis après l'élimination.

La Grèce a toutes les raison de se réjouir au regard de ses performances depuis 2010. Lors de la Coupe du Monde de la FIFA™ en Afrique du Sud, qui marquait leur deuxième participation au rendez-vous mondial après 1994, les hommes d'Otto Rehhagel avaient dû quitter l'aventure dès la fin du premier tour. L'Allemand avait ensuite été remplacé par Santos.

Les bouleversements continuent
Sous la direction du Portugais, la sélection est restée invaincue pendant 17 matches consécutifs entre août 2010 et novembre 2011. Le sélectionneur et ses hommes ont été récompensés pour leurs efforts par un billet pour le tournoi continental, leur quatrième qualification sur les cinq derniers grands événements internationaux. En tout, Santos affiche désormais au compteur 12 victoires, dix nuls et seulement trois défaites. "Nous devons mettre en avant les jeunes talents, qui formeront avec les joueurs expérimentés une équipe solide", avait annoncé le technicien lors de son entrée en fonction. Il a tenu parole.

Malgré le parcours encourageant réalisé lors du Championnat d'Europe, les bouleversements continuent dans l'effectif avec les départs en retraite internationale de Nikos Liberopoulos et du gardien Kostas Chalkias. "A la fin du match, j'avais envie de pleurer, je ne voulais pas quitter le terrain", se souvient Liberopoulos, qui a tiré sa révérence après le duel contre l'Allemagne. Pour Chalkias aussi, les adieux ont été émouvants : "J'ai vécu l'un des meilleurs moments de ma carrière", affirme-t-il.

Pour d'autres vétérans comme Kostas Katsouranis, Theofanis Gekas et le capitaine Georgios Karagounis, joueur le plus capé du pays avec 120 sélections, l'avenir reste en suspens. "J'ai 33 ans et je dois réfléchir pour savoir si je vais continuer", estime Katsouranis. "Mais la Coupe du Monde 2014 au Brésil me tente bien..."

Le vent dans le dos
L'avenir de la Grèce semble toutefois assuré, ce qui n'était pas le cas il y a quelques années. Des joueurs comme Kyriakos Papadopoulos (20 ans), Sokratis Papastathopoulos (24 ans) ou Konstantinos Fortounis (19 ans) ont pris la relève. Ils n'en sont qu'au début de leur carrière, que ce soit en club ou en équipe nationale.

L'expérimenté Georgios Samaras (27 ans) est lui aussi optimiste quant au futur de la sélection hellène : "Je suis sûr que d'autres jeunes joueurs viendront renforcer l'équipe. À partir de septembre, nos regards seront tournés vers le Brésil et je pense que tous les membres du groupe mais aussi tous les Grecs espèrent que nous nous qualifierons".

La Slovaquie, la Bosnie-Herzégovine, la Lituanie, la Lettonie et le Liechtenstein seront les adversaires de la Grèce pour la compétition préliminaire. Si l'on se base sur le Classement mondial FIFA/Coca-Cola, les Grecs apparaissent comme les grands favoris. "Quand on regarde la composition des autres groupes, il faut bien reconnaître que nous avons bénéficié d’un tirage clément", admet Santos à l'issue du Tirage au sort préliminaire de la Coupe du Monde de la FIFA 2014™.

C'est donc avec le vent dans le dos que les Grecs mettront le cap sur Brésil 2014.