Le coup d'envoi des festivités du Centenaire de la FIFA a été donné, dimanche 29 juin au Stade de France, avant le début de la finale de la Coupe des Confédérations de la FIFA, France 2003. En présence de Joseph S. Blatter, Michel Platini et d'un Pelé très ému, le Secrétaire général adjoint de la FIFA, Jérôme Champagne, a présenté une campagne de célébrations qui culminera, le 20 mai 2004, avec un France-Brésil au Stade de France.

Le Président de la FIFA, Joseph S. Blatter, a commencé par demander une minute de silence en mémoire du Camerounais Marc-Vivien Foé. Comment commémorer le centième anniversaire de la FIFA sans penser à sa famille, ses coéquipiers et tous ceux qu'il laisse derrière lui, démunis. "Le football c'est la vie et la vie c'est le football. Or, la vie doit continuer car elle est plus forte" a lancé le Président de la FIFA. Le Président de la Fédération Française de Football Claude Simonet lui a emboîté le pas, rappelant que la FIFA avait été fondée à Paris.

Tandis que Joseph S. Blatter et Claude Simonet, Président de la Fédération française de football (FFF) dévoilaient le logo du Centenaire, ils annoncèrent qu'un France-Brésil serait rejoué au Stade de France le 20 mai 2004. Le Secrétaire général adjoint de la FIFA invita le Roi Pelé et Michel Platini, le "Sportif du siècle" et le "Sportif Français du siècle", a évoquer avec lui cette affiche de gala. Platini confia qu'il ne détestait pas se faire appeler "Pelé-atini" dans ses vertes années. Il reconnu avoir "toujours baigné dans le football et son histoire", avec un père qui lui parlait "des temps plus anciens, des années 40 et 50, avec ses Kubala, ses Puskas...".

Pelé: "Etre un homme bien"
Pelé raconta aussi les mots que son père lui dit quand il était jeune et à cette évocation, il ne pu retenir ses larmes. "Il me dit : 'Tu seras un grand footballeur et tu joueras pour notre pays. Mais ça n'est pas le plus important. Le plus important, c'est que tu sois un homme bien'". Et le plus grand footballeur du siècle sanglota de nouveau.

Quand Platini reprit la parole, ce fut pour évoquer les France-Brésil qui l'avaient marqué, au nombre de quatre. La demi-finale de la Coupe du Monde de la FIFA, Suède 1958, au cours de laquelle la France de son "héros" Roger Piantoni s'inclina face au Brésil du jeune Edson Arantes do Nascimento. Le 2-2 du Maracana, au cours duquel "les petits Français, qui n'étaient pas grand chose, ont tenu tête au grand Brésil, avec cette tête de Marius Trésor". Platini évoqua aussi le quart de finale de Mexique 1986, à Guadalajara. "On a gagné aux pénalties. A tous ceux qui me ressortent encore que j'ai raté le mien, je rappelle que si je n'avais pas marqué pendant le match il n'y en aurait jamais eu". "Je repense enfin à la finale de France 1998, ici même, qui fut l'apothéose d'une génération".