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Le Brésil fait respecter la tradition

Brazilian's players celebrate after winning the Futsal Grand Prix in Manus, Brazil, October 23 2011...
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Après s'être incliné l'an passé en finale contre l'Espagne, son plus grand rival depuis une décennie, le Brésil a pris sa revanche et renoué avec ses bonnes habitudes en remportant le Grand Prix 2011. Si le tournoi n'a pas été une promenade de santé pour la Canarinha, cette dernière n'en a pas moins raflé le titre avec la manière, à l'image du but somptueux inscrit par sa star Falcão dans la prolongation de la finale contre la Russie, remportée 2:1 par les Sud-Américains, qui décrochent ainsi leur sixième trophée en sept éditions.

La troisième place revient à l'Argentine, vainqueur 4:2 de l'Iran dans la petite finale. L'Albiceleste monte ainsi sur le podium pour la quatrième fois de son histoire et la première depuis 2008, où elle avait perdu la finale. La compétition a réuni 16 pays de cinq confédérations, qui seront autant de candidats potentiels pour la prochaine édition de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA™, organisée par la Thaïlande. Mais avant cela, FIFA.comrevient sur le tournoi qui a eu lieu à Manaus, au Brésil.

Le triomphe d'un collectif

La sélection dirigée par Marcos Sorato a réalisé un parcours quasiment parfait. Sur les six rencontres qu'elle a disputées, elle affiche un bilan de cinq victoires, un nul et aucune défaite. Elle possède en outre la meilleure attaque (33 buts marqués) et la meilleure défense (seulement cinq encaissés). Après être facilement sorti de son groupe au premier tour, le Brésil n'a fait qu'une bouchée de l'Uruguay en quart de finale (12:0), avant de peiner légèrement plus contre l'Iran en demi-finle (3:0).

Devant les 10 000 spectateurs qui avaient pris place pour la finale, la Russie a obligé le Brésil à se surpasser. Les Européens ont même ouvert le score, avant que Valdin n'égalise pour les locaux et que Falcão ne donne le coup de grâce aux Russes dans la prolongation. "Ce n'est pas facile de jouer contre un adversaire d'une telle qualité, surtout quand c'est lui qui marque en premier. En plus, les Russes sont très dangereux en contre. La clé de notre succès est d'avoir su garder notre calme. Nous avons gagné cette édition mais je peux vous garantir qu'année après année, la concurrence est de plus en plus coriace", a résumé Sorato.

Falcão, qui restait sur trois matches sans trouver le chemin des filets, a débloqué la situation au meilleur moment. "Il est évident que ça me rend heureux de marquer le but du titre, mais c'est toute l'équipe qu'il faut féliciter, à commencer par Tiago et Valdin", affirme le deuxième meilleur réalisateur du Brésil dans le tournoi, avec cinq unités, derrière Lukaian (7).

Des confirmations et une révélation

La deuxième place de la Russie n'a surpris personne. L'année passée, les Russes avaient terminé huitièmes de l'épreuve et il y a quatre ans, ils avaient donné du fil à retordre au Brésil en demi-finale de la Coupe du Monde de Futsal de la FIFA™ 2008. À Manaus, les Européens n'ont jamais été battus dans le temps réglementaire, avec un bilan de quatre victoires et deux nuls, leur défaite en finale étant survenue dans la prolongation. Ils possèdent en outre la deuxième meilleure attaque du tournoi (29 buts inscrits) ainsi que la deuxième meilleure défense (11 concédés). "Nous avons fait un très bon parcours et évolué à un excellent niveau. Nous perdons la finale sur des détails, mais ça n'enlève rien à la qualité d'ensemble de notre prestation. Cette compétition a montré que la Russie faisait définitivement partie des grands du futsal mondial", estime Gustavo, gardien d'origine brésilienne nationalisé russe et l'un des grands protagonistes de la sélection slave.

L'Argentine peut elle aussi se targuer de clore ce tournoi sans une seule défaite à son compteur, après avoir remporté quatre victoires et s'être inclinée 2:3 en demi-finale contre la Russie, au terme de la prolongation. L'Albiceleste, qui n'a plus disputé la finale d'un grand tournoi mondial depuis 2008, confirme cependant son statut de deuxième meilleure équipe sud-américaine dans la discipline, comme en témoigne sa place de dauphin, derrière le Brésil, dans la dernière Copa América. Côté argentin, les joueurs les plus prolifiques ont une nouvelle fois été Alamiro Vaporaki (7 buts) et Santiago Basile (5), auteurs de quasiment la moitié des 26 buts de leur équipe dans le tournoi.

Comme l'an passé, l'Iran a pris la quatrième place, confirmant ainsi son statut de grande puissance du futsal mondial. La Melli a en effet atteint le dernier carré à l'occasion de quatre des cinq dernières éditions de la compétition. À deux reprises, en 2008 et 2009, les Asiatiques avaient été battus en finale par le Brésil. La sélection iranienne a une nouvelle fois pu compter sur les prouesses d'Ali Asghar Hassanzadeh, Mohammad Keshavarz Nasrabadi et Mohammad Taheri, tous présents à Brésil 2008.

Il faut enfin noter le bon comportement du Guatemala, cinquième après avoir dominé le Paraguay dans le match pour la cinquième place. Le soulier d'or de la compétition est remporté par le Belge d'origine brésilienne André Vanderlei, avec 11 réalisations. Tournoi beaucoup plus difficile en revanche pour les équipes africaines. L'Angola termine onzième, le Mozambique douzième et la Zambie seizième et lanterne rouge.

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