FIFA Legends

Silvestre au cœur du football fidjien

© FIFA.com
  • La FIFA Legend Mikaël Silvestre s’est rendu aux Fidji
  • Au programme, visite d’école et participation à la cérémonie de récompenses
  • L’ancien international français juge que le football fidjien a un fort potentiel de développement

Avec une carrière professionnelle longue de 19 ans, qui l’a vu évoluer dans six pays sur trois continents, de la France à l’Inde en passant par l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne et les Etats-Unis, Mikaël Silvestre connaît presque tous les recoins de la planète football. Mais il n’avait encore jamais mis les pieds aux Fidji.

Grâce au Programme des FIFA Legends, c’est désormais chose faite, puisque l’ancien défenseur des Bleus s’est rendu dans l’archipel océanien où il a pu juger l’état actuel du football national, et utiliser son expérience pour participer à son développement. Quelques jours après son retour, il évoque au micro de FIFA.com ce qu’il retient de son séjour fidjien.

Les missions de Mikaël Silvestre aux Fidji :

  • Rencontre des officiels de la Fédération Fidjienne de Football, dont le Président Rajesh Patel, et le sélectionneur national Christophe Gamel
  • Visite d’écoles et d’académies de football
  • Participation à la cérémonie des récompenses du football national
© FIFA.com

Mikaël, qu’évoquaient les Fidji pour vous avant ce voyage ? Quelles connaissances aviez-vous du pays et de la culture ?
Je partais complètement dans l’inconnu, si ce n’est l’image que j’avais du point de vue sportif, du rugby à sept, qui a un très bon niveau, et des plages de sable et des cocotiers. J’ai été accueilli par des guerriers, des chants et un rituel dès la descente d’avion, et avec une cérémonie où j’étais assis, et on m'a fait boire une potion à base d’eau de source et de racines dont ils extraient le jus. C’est très traditionnel. J’ai été tout de suite plongé dans la culture des Fidji, puis habillé dans une tenue locale, la "chemise Bula". J’ai vite compris que le mot "Bula" est un mot qu’on utilisait beaucoup… Pour dire bonjour, c’est "Bula". Dès qu’on croise quelqu’un, c’est "Bula". Même si on le croise plusieurs fois dans la journée, c’est "Bula". Il n’y a pas de bonjour, de bonsoir, de bonne nuit, c’est "Bula" tout le temps ! (rires) ("Bula" signifie littéralement "vie", et est utilisé comme une abréviation de la formule de politesse locale "Ni sa bula vinaka", qui signifie "Je vous souhaite bonheur et bonne santé")

Vous avez notamment visité des écoles locales. Comment avez-vous partagé votre expérience avec les enfants et quels messages avez-vous voulu leur transmettre ?
Je parle un peu de mon expérience, mais ce que j’aime surtout, c’est échanger. Donc je laisse la place aux questions, ce qui leur permet d’aller à l’essentiel et de me demander précisément comment mon expérience de joueur peut les aider. Parfois ils m’interrogent aussi sur l’actualité, sur comment être motivé, comment arriver au niveau que j’ai atteint. J’essaie de leur donner mes impressions et de partager ce que je retiens de ce parcours. C’est intéressant. Ce qui revient assez souvent, c’est de savoir comment réussir à faire une carrière internationale. Je leur dis qu’il n’y a pas de secret, c’est le travail. La motivation est importante, mais la motivation toute seule, ça ne dure pas longtemps. Il faut travailler et il faut s’inspirer de ceux qui ont réussi, prendre un modèle et essayer de le dépasser.

Ces échanges apportent beaucoup aux enfants. Mais que vous apportent-ils à vous ?
Moi, je reviens déjà avec des sourires. Je les rends heureux mais ils me le rendent bien. Ils sourient, on prend le temps de discuter. Et j’ai découvert la culture locale. J’ai de la famille originaire des Antilles, de la Guadeloupe. Donc pour le paysage, je n’ai pas été surpris. Ce qui m‘intéressait c’était de découvrir la différence de cultures, le mélange entre l’Inde et l’Océanie. Cette partie culturelle est très intéressante.

Mikaël Silvestre en bref :

  • FIFA Legend, ancien défenseur, 41 ans
  • Carrière en clubs : Rennes (FRA), Inter Milan (ITA), Manchester United, Arsenal (ENG), Werder Brême (GER), Portland Timbers (USA), Chennayin FC (IND)
  • Carrière internationale : 40 sélections avec la France (2 buts)
  • Participation à Coupe du Monde de la FIFA 2002 (phase de groupes) et 2006 (finale)
  • Vainqueur de la Coupe des Confédérations de la FIFA (2001, 2003)
  • Participation à l’UEFA EURO 2004 (quart de finale)
  • Champion d’Europe U-19 1996
  • Vainqueur de la Ligue des champions de l’UEFA 2008
  • 5 championnats d’Angleterre (2000, 2001, 2003,2007,2008)
  • 1 Coupe d’Angleterre (2004)

Vous avez rencontré les gens qui font vivre le football fidjien. Comment jugez-vous le travail de la fédération pour développer le football ?
Ils sont motivés et font des efforts et des investissements. Les efforts de développement, ça coûte de l’argent, mais il y a des gens motivés dans le staff, aussi bien l’encadrement administratif que sportif. L’un ne va pas sans l’autre. Ça se voit dans les résultats, et je ne parle pas que de l’équipe première où l’entraîneur national a déjà fait un énorme travail en deux ans, mais dans toutes les catégories d’âge et dans le football féminin, qui est train de titiller la Nouvelle-Zélande dans la région. Ce n’est pas rien.

Les Fidji ont une forte culture du rugby. Comment jugez-vous la popularité du football ?
Moi qui viens de la Premier League, j’ai vu beaucoup de personnes porter les maillots de Liverpool, Manchester United, Arsenal. Ils suivent de près la Premier League. La plupart des gens savaient qui j’étais, parce que Manchester United est très suivi, et que j’ai porté ce maillot pendant neuf ans. Il y a une culture foot, même si le premier sport reste le rugby. Mais le foot est en train de prendre de l’importance. Il y a un fort potentiel à développer.

Finalement, quels sont les meilleurs moments que vous retenez de cette expérience ?
D'abord l’accueil. Quand on débarque on est très fatigué, mais l’accueil marque, on est très bien reçu. Les visites d’école étaient des moments forts. Mille élèves étaient dehors par 35 degrés et attendaient juste pour nous serrer la main, discuter et avoir des autographes. C’était également intéressant de voir tous les acteurs du football récompensés, pas seulement des joueurs et des entraîneurs. Mais aussi les administrateurs, le fair-play, les clubs. C’était un bon moment. Malheureusement, je n’ai pas eu le temps de jouer au football avec eux mais ce sera pour la prochaine fois, ça me donne une raison d’y retourner !

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