Un an après avoir battu l’Italie en finale de Marseille 2008, le Brésil a récidivé au stade des quarts de finale de Dubaï 2009. Malgré un exceptionnel Roberto Pasquali, la Squadra Azzurra ne sera pas la première à faire chuter la Seleçao depuis 2005.

Les Italiens abordent la rencontre avec envie de revanche mais ne joignent pas les actes aux intentions. Sûrs de leurs forces, les Auriverdes maîtrisent le ballon, se créent les meilleures occasions et laissent leur gardien Mao contrôler les rares frappes italiennes. Et comme souvent, à force de pousser, ça finit par rentrer. C’est Sidney qui inaugure le tableau d’affichage d’une puissante frappe au ras du sable, juste avant que ne commence le show André. L’un des joueurs les plus réguliers de la Seleçao depuis trois ans éclipse ses prestigieux coéquipiers Benjamin et Buru, d’abord après un bel enchainement contrôle-frappe, côté droit, puis d’un nouveau tir bien placé.

Un joueur contre une équipe
Le moustachu brésilien pense être le grand monsieur de cette rencontre, mais il devra céder ce titre honorifique à son adversaire Roberto Pasquali. Suspendu lors du dernier match, il montre que l’Italie n’a pas le même visage quand il est sur le sable. Sur les deux derniers tiers-temps, il frappe à quatre reprises, incrivant tous les buts des siens, et ramenant les Azzurri dans la roue des Brésiliens. Car même si Bruno inscrit le cinquième but des champions du monde en titre, Pasquali préserve l'espoir italien sur l’engagement. Mais il ne peut pas tout faire tout seul tandis que les Sud-américains, eux, ont plusieurs cordes à leur arc. L’une des plus tranchantes s’appelle Buru, qui inscrit le dernier but à quelques minutes de la sirène finale pour envoyer sa sélection dans le dernier carré.

Les Brésiliens y affronteront le Portugal, vainqueur du Japon plus tôt dans la journée. Les Italiens attendront la prochaine édition pour une revanche.