Ce n’est pas le métal qu’il espérait à son arrivée sur le sable de Dubaï mais le Portugal repartira bien avec une médaille de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2009. Sans doute amers d’avoir vu le Brésil leur barrer les portes de la finale, Madjer et ses coéquipiers ont passé leur colère sur l’Uruguay, battu par la Suisse en demi-finale.

Une fois n’est pas coutume, ce n’est pas Madjer qui ouvre les hostilités, mais Torres qui, par un doublé, expédie un message bien clair à Diego et ses partenaires : les Portugais sont déchaînés. Visiblement peu enclin à laisser son partenaire lui voler la vedette, Madjer commence son show pour donner trois buts d’avance aux Européens. La réduction du score de Coco sera vaine puisque José Maria du point de penalty permet aux siens d’atteindre la pause avec trois buts d’avance.

Le tableau d’affichage devient fou
Le début de seconde période confirme la résistance charrua et Pampero n’a besoin que de cinq secondes pour faire trembler les filets et rêver ses supporters. Mais Madjer a trouvé le temps d’ajuster la mire à la pause et répond sur l’engagement.  C’est le début d’un festival offensif qui durera jusqu’à la sirène, avec des buts dans tous les sens ! Madjer par deux fois, Alan contre son camp côté portugais, même maladresse pour Miguel dans le camp uruguayen, ne sont que quelques uns des animateurs du tableau d’affichage. Le sort de la rencontre aurait d’ailleurs pu basculer si l’Uruguayen Martin n’avait pas manqué son penalty qui aurait permis à sa formation de revenir à un but.

Au lieu de cela, le Portugal jouera la troisième période complètement libéré pour inscrire quatre nouveaux buts, auxquels les Charruas ne pourront répondre que par deux fois. Au coup de sifflet final, les sourires portugais contrastent avec les larmes versées la veille. De leur côté, les Uruguayens terminent à la plus mauvaise place, mais n’oublieront pas leur surprenant parcours qui les a vus chuter face aux Îles Salomon, mais battre tour à tour le Portugal et l’Espagne.