Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

2 novembre - 12 novembre

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006

2006, l'année du progrès

Cette fin de saison 2006 est l'occasion de tirer des bilans dans les différentes disciplines. Chacune, avec ses moyens, va envisager de nouveaux projets et définir la voie à suivre pour l'année 2007. En tout cas, c'est d'humeur radieuse que le beach soccer clôture cet exercice.

Le football de plage, qui a vécu sa deuxième grand-messe sur le sable de Rio de Janeiro , a démontré que son développement dépassait le cadre du divertissement, du soleil et des jolies filles qui peuplent les gradins ou animent les temps-morts. C'est ce qu'explique Alexandre Soares, l'entraîneur championnat du monde, dans un entretien exclusif accordé à FIFA.com.

"Le beach soccer n'est plus une discipline uniquement tournée vers le loisir, c'est un sport de compétition à part entière", analyse le technicien brésilien. Et d'avancer plusieurs arguments allant au-delà du couronnement de ses protégés au mois de novembre. "Le soutien de la FIFA a été fantastique. Depuis la naissance de la discipline, il y 14 ans, un travail extraordinaire a été réalisé. La possibilité d'organiser des Coupes du Monde ouvre de nouveaux horizons à beaucoup de pays qui n'ont pas les moyens de participer à une épreuve de cette ampleur en football ou en futsal."

Et de citer les Iles Salomon . Pour sa première participation à une compétition organisée par la FIFA, le pays océanien a signé une victoire historique face au Cameroun : "Il faut mesurer la valeur d'une victoire dans une compétition FIFA pour ce pays. Cette équipe a créé un précédent, d'autres vont vouloir l'imiter. Tout cela est très important au niveau international".

Agé de 40 ans, Soares s'attarde également sur les constantes évolutions tactiques du beach soccer. Le Sud-américain souligne que "certaines sélections ont cherché à adopter un style de jeu bien à elles, sans imiter le Brésil . D'habitude, les équipes faisaient ça et ça ne marchait pas".

"La France , par exemple, joue dans un schéma 2-1-1 avec un joueur au centre du terrain, alors que Bahreïn utilise un homme plus avancé devant un latéral. Chacun tente de profiter au mieux du profil de ses joueurs, dans le respect des origines de son football. Et c'est payant. Le développement de la discipline commence d'abord par là", ajoute-t-il.

*Le beach et l'éducation * Résultats mis à part, Soares s'est projeté au-delà du titre mondial pour travailler avec son pays sur un dossier très important : l'éducation. Dans cette optique, le titre remporté en novembre peut constituer un stimulant.

"Au Brésil, il faudrait développer une véritable éducation sportive, dans un projet qui associerait les fédérations, les Etats et les gouvernements fédéraux. Il faudrait faire du beach soccer une discipline à part entière, ce qu'il est déjà, pour travailler avec les enfants. Ici, ce qui coûte le plus cher pour jouer au foot, ce sont les chaussures, mais en beach, on a juste besoin d'un ballon et de sable. Ces caractéristiques doivent absolument être utilisées par notre pays, qui souffre de grosses carences dans les domaines de l'éducation et de la santé. En plus de révéler les talents de demain, cette démarche serait d'utilité publique", analyse Soares, qui ne voit pas de limites au développement de son sport.

Pour apporter de l'eau à son moulin, la FIFA a programmé des séminaires de formation destinés aux éducateurs au cours de l'année 2007. Le but recherché est d'apporter des compétences aux personnes responsables de l'encadrement et à faire la promotion de la discipline. "Il est très difficile de dire combien de pays vont avoir leur sélection à l'avenir, ou combien de nouveaux joueurs vont se révéler lors de la prochaine compétition. En tout cas, il sera fondamental de mettre l'accent sur la formation pour faire éclore de grands professionnels capables de mener de grandes équipes et de collaborer à la formation de grands joueurs", estime-t-il, plein d'optimisme. Si l'on prend l'année 2006 pour référence, la maison beach soccer dispose des fondations nécessaires pour s'élever.