Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Portugal 2015

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Portugal 2015

9 juillet - 19 juillet

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2015

Acuña, une retraite dorée sur le sable

Paraguay's Roberto Acuña is seeing in action during the South American Cup played in Recife, Brazil, January 2015. Photo: beachsoccer.com
© Others

"Si quelqu'un m'avait dit qu'à 43 ans, je jouerais des qualifications pour un Mondial de beach soccer, je l'aurais traité de fou. Mais dès que j'ai reçu la convocation, j'ai accepté, comme chaque fois que l'on m'appelle en sélection. Être choisi pour représenter son pays ne cessera jamais d'être un motif de satisfaction."

C'est un Argentin naturalisé Paraguayen qui parle. Ancienne star de la sélection albirroja de football à onze, Roberto Acuña est aujourd'hui capitaine d'une équipe paraguayenne de beach soccer qui, à compter du dimanche 19 avril dans le Championnat Sud-Américain, essaiera de décrocher l'un des trois billets disponibles pour la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Portugal 2015.

Sur les pelouses, Acuña était un milieu de terrain polyvalent qui a fait partie d'une décennie dorée pour le football guarani, avec trois participations consécutives à la Coupe du Monde de la FIFA™ en 1998, 2002 et 2006. Les trois fois, Acuña a été de l'aventure. Il a également disputé quatre campagnes qualificatives pour l'épreuve mondiale. Avec 100 sélections, El Toro est le cinquième plus capé de l'histoire du football paraguayen. En clubs, il a évolué en première division argentine et espagnole.

Il ne cache pas avoir le trac avant cette compétition préliminaire sud-américaine. "Je n'ai plus joué un match d'éliminatoires depuis 2006", explique-t-il en souriant à FIFA.com. "Ça m'était déjà arrivé lors de mon premier tournoi avec la sélection de beach soccer, lors de la Copa Sudamericana, en janvier à Recife . Dans les derniers mètres qui séparaient les vestiaires du sable, j'ai commencé à avoir la chair de poule. C'est ce qui arrive quand vous défendez ce maillot. En Équateur, ça va être pareil", anticipe-t-il.

*Adaptation
*
Acuña est venu au beach soccer en 2014. "Après la montée en première division avec 12 de Octubre, j'ai senti que mon enthousiasme pour l'entraînement et les matches diminuait. Mon père, qui à cette époque était responsable du football de plage à la Fédération, m'a proposé d'essayer. J'ai d'abord dit non, puis j'ai fait un essai avec le Garden Club. C'était comme un hobby, mais nous avons gagné le championnat et j'y ai pris beaucoup de plaisir. Sans même m'en rendre compte, je me suis impliqué à fond et la convocation en équipe nationale est arrivée."

Son adaptation à une nouvelle surface de jeu a été rapide. "J'ai mis un peu de temps à comprendre qu'il valait mieux jouer dans les airs. J'insistais pour faire des passes au sol. C'est le jeu que j'avais toujours pratiqué. Mais le beach soccer a tellement évolué qu'il ne suffit plus d'avoir été bon en football pour s'en sortir sur le sable. Physiquement, le beach soccer est extrêmement exigeant et puis, il faut comprendre le jeu. Sur ce point, j'ai pu m'appuyer sur mon expérience", poursuit-il.

Acuña a dû s'intégrer dans une sélection déjà formée, qui a fait ses débuts mondialistes à Tahiti 2013. À cette occasion, l'Albirroja n'a pas dépassé la phase de groupes, mais a quand même réussi mis en difficulté la Russie, double championne du monde, et le Japon. En début d'année, le Paraguay a montré sa compétitivité en battant le Brésil dans un premier tour qu'il a bouclé en tête de son groupe, après avoir dominé entre autres la Bolivie et le Chili, qu'il affrontera tous les deux à Manta.

Objectifs clairs
Largement défaite par le Brésil en finale du tournoi, la sélection dirigée par Cayo Villalba a confirmé qu'elle faisait partie des prétendantes à un billet pour Portugal 2015. En phase de groupes, elle n'affrontera ni le Brésil, ni l'Argentine, les deux cadors de la zone. La seule équipe du groupe mieux classée qu'elle sera l'Uruguay, qui possède une vaste expérience sur le sable.

L'Équateur et la Colombie seront ses autres adversaires. Les deux premiers de chacune des deux poules atteindront le dernier carré. Ensuite, les deux finalistes seront automatiquement qualifiés pour le Portugal, ainsi que le vainqueur du match pour la troisième place. "Nous savons que l'on nous place parmi les candidats à la qualification, mais nous ne devrons pas aborder le tournoi avec cet état d'esprit. Il y a deux ans, le Paraguay avait créé la surprise en battant le Brésil et en disputant la finale des qualifications contre l'Argentine. Cette année, l'objectif prioritaire est d'aller au Mondial. Si nous pouvons être champions Amérique du Sud, ça sera la cerise sur le gâteau", explique El Toro.

L'un des points forts des Guarani est l'unité qui règne au sein d'une équipe où les différences d'âge sont importantes, à tel point que certains joueurs pourraient très bien être les enfants d'Acuña. "Depuis que je suis arrivé dans cette équipe, je suis un joueur comme un autre. C'est comme ça qu'on me traite. Je suis ici parce que je l'ai mérité. Si je m'étais rendu compte qu'on m'avait convoqué seulement pour mon nom, je serais déjà parti", assure-t-il, sans fuir son rôle d'exemple dans une discipline en plein développement. "Il s'agit toujours d'enseigner aux autres ce que d'autres m'ont appris, coéquipiers ou pas. Si nous pouvons donner envie aux enfants de se mettre au football de plage, ce sera encore mieux. Je suis heureux de cette nouvelle opportunité que me donne le sport."

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