Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Paraguay 2019

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Paraguay 2019

21 novembre - 1 décembre

Paraguay 2019 - Bielorussie

Alvarado, un état d'esprit derrière une surprise

Belarus' coach Nico looks on during a training session
© Beachsoccer.com
  • Le Bélarus qualifié pour sa 1ère Coupe du Monde de Beach Soccer
  • Un exploit auquel à contribuer l'Espagnol Nicolas Alvarado
  • Alvarado : "Nous n'avons pas peur"

En se qualifiant pour la première fois à l'épreuve suprême de la discipline, le Bélarus a été la surprise des qualifications européennes pour la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Paraguay 2019.

Pour le sélectionneur de l'équipe, Nicolas Alvarado, cette qualification n'a pourtant rien d'étonnant. "Nous savions que ça allait être difficile, mais nous avons fait le déplacement en y croyant", explique Nico, comme on le surnomme dans le beach soccer, à FIFA.com. "Mais il y a toujours des surprises dans ce tournoi. Alors pourquoi ça ne pourrait pas être nous ?"

Le Bélarus a terminé troisième de la compétition préliminaire, derrière la Russie et l'Italie, mais devant la Suisse et le Portugal. Sur ces quatre grandes puissances du beach soccer mondial, qui totalisent 25 participations à la Coupe du Monde, les joueurs dirigés par Alvarado en ont affronté trois... avec trois victoires à la clé !

"Battre la Suisse en phase de groupes a été un élément déclencheur. Dans le match précédent contre la Lituanie, nous avions manqué d'intensité. Contre la Suisse, nous avons confirmé que nous avions de vraies possibilités", explique l'Espagnol de 43 ans.

Dans la deuxième phase de groupes, le Bélarus a battu le Portugal, champion du monde en 2015, et l'Italie, quatrième lors des deux dernières Coupes du Monde, décrochant ainsi son billet mondialiste.

"Le match contre l'Italie a été le plus beau pour nous. Nous étions menés, nous avons égalisé à la dernière seconde, nous avons joué les prolongations en infériorité numérique et au final, nous gagnons aux tirs au but," explique-t-il. "La qualification est importante, mais maintenant il est crucial de se maintenir à la hauteur des plus grands. Nous n'avons plus peur de les affronter. Ça sera essentiel à la Coupe du Monde."

Belarus celebrate at the FIFA Beach Soccer World Cup Europe Qualifiers
© Beachsoccer.com

La patte de Nico

Nico a pris sa retraite en 2015 avec le statut d'Espagnol ayant disputé le plus grand nombre de Coupes du Monde (7) et de matches de Coupe du Monde (26), en plus d'être le deuxième buteur de l'histoire de la Roja dans le tournoi, avec 18 réalisations. Seul Amarelle (27) a fait mieux.

C'est d'ailleurs Amarelle lui-même qui a été le lien avec la Fédération. "On pense que le plus dur est de jouer, mais cela on change d'avis quand on arrive de l'autre côté de la ligne de touche."

Comment a-t-il réussi à amener le Bélarus à ce niveau en seulement deux ans ? "Avant moi, il y a eu les Brésiliens Marco Octavio et Gilberto. Ils ont laissé leur empreinte technique. J'ai apporté de l'agressivité et de la discipline sur le plan défensif. Les joueurs ont bien accepté mon projet tactique."

Il y a également eu le défi de "l'amélioration de l'individu dans un contexte de groupe". De ce point de vue, il convient de nommer trois Biélorusses qui ont joué un rôle essentiel pendant les qualifications :

  • Valery Makarevich (gardien)

"Il a réalisé un tournoi extraordinaire. Le gardien représente 50 % de l'équipe. S'il domine le jeu au pied et à la main, et qu'en plus il fait les arrêts, le match est déjà presque gagné."

  • Ivan Kanstantsinaiu (défenseur)

"Il est rapide, bon dans les un-contre-un, et toujours présent dans les moments cruciaux. Il a marqué, et il a donné à l'équipe de la solidité défensive et de la discipline quand nous en avions besoin."

  • Illia Savich (défenseur)

"C'est un défenseur qui nous a donné le calme nécessaire lorsque nous avions tendance à le perdre, par exemple quand nous n'avions plus la possession et que l'adversaire courait. Il a une maturité qui nous a sauvés à certains moments."

Action photo of the match between Italy and Belarus
© Beachsoccer.com

Pour Nico, la Coupe du Monde au Paraguay sera une excellente occasion de montrer ce que son équipe peut faire en dehors de sa zone de confort, c'est-à-dire en jouant contre des formations qu'elle ne connaît pas.

Les qualifications ont suscité des attentes au Bélarus, mais cela n'empêche pas Nico de dormir : "J'ai participé à beaucoup de Coupes du Monde. Je sais cette compétition n'a rien à voir avec les autres. Le niveau est très élevé et la première fois, c'est plutôt stressant. Mais nous sommes calmes. Nous n'avons pas peur".

Un Espagnol à Minsk

  • La langue : "Je travaille avec un interprète et j'ai appris quelques mots du beach soccer. À part ça, rien du tout".
  • Minsk : "C'est une grande ville, belle et propre, pleine d'espaces verts. C'est un endroit agréable pour se promener, manger un morceau ou boire un verre".
  • Un plat préféré à Minsk : "Pour l'instant, les valeurs sûres italiennes plus qu'autre chose".
  • Un plat préféré d'Espagne : "Le jambon et l'huile d'olive m'aident à supporter l'éloignement".

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