Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

2 novembre - 12 novembre

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006

Conclusions positives à la veille de la finale

Dans quelques heures, le Brésil et l'Uruguay se disputeront le trophée de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006. Pour ceux qui président aux destinées de la discipline, le moment est venu de mettre le pied sur le ballon, de lever la tête et de tirer les premières conclusions de la compétition que nous avons vécue à Rio de Janeiro. Au fil de cet article, vous découvrirez les passages les plus intéressants de la conférence de presse organisée ce samedi 11 novembre 2006 à Copacabana, sous la direction du Directeur du Département Communications de la FIFA, Markus Siegler.

Ricardo Teixeira, Président de la Commission d'Organisation des Coupes du Monde de Futsal et de Beach Soccer de la FIFA, Membre du Comité Exécutif de la FIFA, Président de la CBF

*Commentant l'épisode malheureux proposé par les équipes d'Argentine et d'Uruguay en quarts de finale :
*On pourrait voir le côté positif de cette bagarre et se dire qu'elle prouve que les deux équipes étaient vraiment là pour gagner, mais je ne souscrirai pas à ce raisonnement. J'aurais préféré de loin que cette envie de gagner se traduise par du bon football. Ce sont des actes regrettables que l'on ne doit pas revoir sur un terrain de football.

*Concernant la confirmation du Brésil en tant que pays organisateur de l'édition 2007 de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA :
*Nous n'avons pas encore arrêté de choix concernant la ville, mais nous pouvons confirmer dores et déjà que l'épreuve aura lieu au Brésil. A ceux qui demandent si nous pensons modifier les règles ou le nombre de participants, je leur réponds qu'il est encore trop tôt pour évoquer ces questions. Les propositions sont nombreuses, mais ce sera à la Commission de trancher, le moment venu.

Urs Linsi, Secrétaire général de la FIFA *Évoquant le soutien que la FIFA a offert au beach soccer ces dernières années :

*En 2004, Ricardo Teixeira avait commencé à nous conseiller de suivre de plus près cette discipline. Il nous avait invités à nous engager davantage. Aujourd'hui, nous sommes ravis de cette initiative, car ce sport est en train de connaître un développement rapide qui lui permet d'atteindre un très bon niveau dans le monde entier. Aujourd'hui, les différences par rapport aux débuts sont palpables. Le Brésil et le Portugal nous ont proposé du grand spectacle. Ces deux équipes prouvent combien la discipline est forte à l'heure actuelle. En plus, l'ambiance à Rio est vraiment excellente : c'est le lieu idéal pour assurer la promotion de ce jeu.

*Concernant l'évolution du beach soccer lors de la dernière année :
*Si cette discipline a progressé, c'est surtout parce que sa pratique est très aisée. Il y a juste besoin d'un ballon, de joueurs et de sable. Même en Suisse, où il n'y a pas de plage, un tournoi de Beach Soccer est organisé chaque année. Peut-être que les règles ne sont pas les mêmes sur toutes les plages du monde, mais la FIFA est en train d'envoyer du matériel à tous les pays du monde pour unifier les critères. La notion de Fair Play est indissociable de cette discipline. Ce qui s'est passé entre les Argentins et les Uruguayens est juste l'exception qui confirme la règle. Lors des autres matches, tout le monde a fait preuve de respect et de bonne éducation, tant sur le terrain qu'à l'extérieur.

*Commentant la décision d'attribuer l'organisation de l'épreuve à un autre pays à partir de 2008 :
*C'est une possibilité, effectivement. Mais pour l'instant, le principal, c'est la promotion de la discipline. Or, peut-on rêver meilleur endroit pour assurer cette promotion que le pays qui a vu naître ce sport ? Il ne faut pas oublier que le Brésil est le véritable berceau de la discipline et de ces compétitions. Nous sommes ici pour apprendre, mais il est probable que nous commencerons à changer de pays organisateur après 2008, comme nous le faisons pour les autres épreuves de la FIFA. Plusieurs villes et pays nous témoignent déjà de leur intérêt pour cet événement : Bahreïn, Dubaï, Durban, Marseille, l'Île Maurice, le Portugal et la Russie. Pour l'instant, nous comptons rester au Brésil en 2007 et après nous verrons bien. J'insiste sur le fait que cette discipline est née ici et nous nous devons de respecter cela.

Orlando Silva, ministre brésilien des Sports *Évoquant ses sensations vis-à-vis de l'organisation de l'épreuve à Rio de Janeiro :

*Aujourd'hui, je peux vous dire que le Brésil est très satisfait d'organiser cette compétition. Le beach soccer, tout comme le football, sert à rapprocher les peuples et à découvrir de nouvelles cultures. C'est exactement ce à quoi ce tournoi a contribué. Chacun des matches nous a offert un festival d'émotions. J'en profite pour adresser mes félicitations à tous ceux qui ont rendu possible cette fête du football et je souhaite bonne chance à l'équipe du Brésil. J'espère bien qu'il obtiendra un bon résultat demain en finale, face à l'Uruguay.

*Concernant les initiatives du gouvernement brésilien, qui souhaite utiliser le beach soccer dans le cadre de sa politique sociale :
*Il ne fait aucun doute que la dynamique du beach soccer et la culture footballistique du Brésil peuvent favoriser l'insertion de la discipline dans divers projets. Pour l'instant, nous ne travaillons sur aucun projet en particulier, mais nous sommes prêts à entendre toutes les propositions. Le beach soccer peut également être utilisé par des organismes sociaux, pour que les enfants commencent à le pratiquer et à partager ses valeurs. Nous sommes conscients de l'importance que cela peut avoir.

Luis Felipe Tavares, membre exécutif de FIFA Beach Soccer SL, chargé de l'organisation de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA

*Tirant des conclusions de l'épreuve disputée cette année :
*Cet événement récompense tous les efforts et le temps que nous avons consacrés au beach soccer depuis 1994, lorsque nous avons organisé notre premier tournoi, à Copacabana. Douze ans plus tard, l'infrastructure, le développement et le travail que nous avons fait est reconnu par la FIFA. Je suis très fier d'appartenir à ce groupe qui a permis à cette discipline de conquérir plus de 150 pays.