Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

2 novembre - 12 novembre

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006

Des confirmations et deux surprises

Après un marathon de 24 rencontres en six journées du premier tour, Rio de Janeiro 2006 en a déjà fini avec les ¾ de son calendrier. Aux confirmations de la domination de certaines équipes sur la discipline (Brésil, France, Portugal) sont venues se greffer deux grosses surprises avec les éliminations de l'Espagne et de l'Italie. A la veille des quarts de finale, FIFA.com revient sur la phase de poule de cette Coupe du Monde de la Beach Soccer de la FIFA 2006. L'occasion de rendre hommage à tous ceux qui malheureusement prendront déjà l'avion du retour aujourd'hui.

Groupe A : Le Brésil… forcémentDès le tirage au sort de cette Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006, personne - ou presque - n'imaginait les Auriverdes à une autre place que la première. Il faut dire que le Brésil est bel et bien LE pays du beach soccer. Il suffit juste de se balader quelques minutes sur Copacabana et de voir ces dizaines d'enfants jouer sur la plage avec un ballon leur arrivant parfois au genou, pour comprendre qu'ici, le football est roi. Et la sélection d'Alexandre Soares l'a prouvé tout au long de ce premier tour. Seul petite fausse note, une défense qui a déjà encaissé dix buts en trois matches.

La deuxième place de ce groupe a quant à elle été disputée jusque dans les dernières secondes. La 22ème pour être plus précis. Quand le capitaine japonais Takeshi Kawaharazuka a marqué son but décisif, ce sont tous les espoirs polonais qui se sont effondrés. Mais les hommes de Jacek Ziober ne pourront s'en prendre qu'à eux-mêmes. Troisièmes de la dernière Ligue européenne, on attendait beaucoup plus de cette équipe et de son buteur Sagan. A l'opposé, les Etats-Unis ont eux prouvé leur progression depuis l'an dernier. S'ils restent à quai pour très peu, ils sont les seuls à avoir tenu la dragée haute aux maîtres brésiliens.

Groupe B : Les Ibères manquent le cocheC'est de loin la plus grosse surprise de ce premier tour. Championne d'Europe à la fin du mois d'août à Marseille, l'Espagne était arrivée à Rio pleine d'ambitions et dans la peau d'un logique favori. Pourtant, la Roja n'aura démontré sa Furia que 12 minutes dans cette compétition : le premier tiers-temps face à la France. Avec des artilleurs de la trempe d'Amarelle ou Nico, voir les Ibères terminer avec seulement dix petites réalisations peut surprendre. Mais les Espagnols se sont montrés brouillons dans tout ce qu'ils ont entrepris. Et en beach soccer, la moindre erreur se paye très cher… Comme le malheur des uns fait le bonheur des autres, c'est donc le Canada qui s'est emparé de la deuxième place - derrières des Français impériaux. Après une victoire aux tirs au but sur l'Iran, les Canucks avaient compris que le second match face aux champions du monde en titre serait difficile. Ils ont donc tout miser sur leur troisième et bien leur en a pris (4:0). A la dernière place de cette poule, l'Iran a pris conscience du chemin qu'il lui reste encore à parcourir. Car si le physique est le point fort de cette équipe, sa technique ne lui permet pas encore de faire la différence.

Groupe C : En toute logiqueLes prédictions des observateurs étaient fondées. Dans une poule regroupant l'une des trois meilleures formations du monde (Portugal), le deuxième des éliminatoires sud-américaines, déjà quart de finaliste l'an dernier (Uruguay) et deux équipes qui venaient tout juste de découvrir la discipline (Îles Salomon et Cameroun), personne ne s'attendait à beaucoup de suspense. Le Portugal et l'Uruguay se sont donc qualifiés dans cet ordre.

Mais cela ne veut pas dire que les deux éliminés n'ont pas vendu chèrement leur peau. Les Îles Salomon ont apporté toute leur fraîcheur à la compétition, en même temps qu'un attaquant surprenant, James Naka. Le petit gaucher a ainsi inscrit cinq buts et fait beaucoup pour la renommé de son pays. De leur côté, les Camerounais de Joseph-Antoine Bell ont pris la compétition par le bon bout, avec l'envie de progresser. Au fil des matches, les Lions indomptables ont rectifié leurs erreurs pour finir par une victoire aux tirs au but sur l'Uruguay. Nul doute que ces deux formations auront à cœur de revenir encore plus fortes l'an prochain. Groupe D : L'Argentine impressionneAlors que beaucoup attendaient de l'Italie qu'elle domine cette poule, ce sont les troisièmes des éliminatoires sud-américaines qui y ont imposé leur suprématie. Avec les frères López Hilaire à la baguette, les Albicelestes n'ont pas été inquiétés par le moindre de leurs adversaires. Aujourd'hui, ils apparaissent comme l'un des plus dangereux épouvantails de la compétition. Un titre qu'ils partagent avec le deuxième qualifié de leur groupe : Bahreïn. Dominateurs lors des éliminatoires asiatiques, les hommes de Gustavo Zlocewick ont sans problème franchit le cap du niveau mondial. Et maintenant que leur vedette Abdulla Ismaeel Omar les a rejoint, il faudra encore plus les surveiller.

A l'instar de l'Espagne, la Squadra azzurra a elle aussi beaucoup déçu dans cette Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006. Champions d'Europe l'an dernier, quatrièmes cette saison, les Italiens semblaient au moins promis à une place de quart de finaliste. Le décompte final fait froid dans le dos : trois revers en autant de matches et seulement six buts inscrits (le plus faible total des 16 équipes). Même le tout jeune Nigeria (20 ans de moyenne), nouveau-venu dans la discipline, a fait mieux. Les Super Eagles sont passés tout prêt de la qualification. Après un premier succès sur l'Italie, c'est une séance de tirs au but tendue à souhait (3:4) qui a fini par donner deux précieux points à Bahreïn. Pour eux aussi l'envie de revenir l'an prochain est sans doute déjà très forte.

Les quarts de finale (disputés jeudi 9 novembre)France - Japon
Brésil - Canada
Portugal - Bahreïn
Argentine - Uruguay