Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Paraguay 2019

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Paraguay 2019

21 novembre - 1 décembre

Paraguay 2019 - Uruguay

La Celeste revient sur le sable sur la pointe des pieds

Uruguay coach Miguel Aguirre Zabala looks on
© Others

Dix ans. Voilà à quand remonte la dernière participation de l'Uruguay à une Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. Beaucoup trop longtemps pour une équipe qui a terminé deux fois sur le podium lors des trois premières éditions et qui s'est classée quatrième lors de sa dernière apparition en 2009.

Pour Miguel Aguirre Zabala, sélectionneur de la Celeste et autrefois membre de l'équipe qui a réalisé ces exploits, la principale raison, c'est qu'il n'y a pas eu de renouvellement. "C'était une génération dorée, composée des meilleurs joueurs du pays, mais il n'y en avait pas beaucoup d'autres. Le plus simple était alors de ne rien toucher", explique à FIFA.com l'un des deux Uruguayens ayant disputé le plus de matches (20) en Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA.

On perçoit également une certaine autocritique dans son explication. "Peut-être aussi que nous nous sommes lassés et que nous avons perdu la motivation du premier jour, la soif de gloire que nous recherchons maintenant avec ce renouvellement."

Nico of Spain is challenged by Miguel of Uruguay
© Getty Images

Ce qui, admet-il, n'a pas été facile, même lors de sa prise de fonctions en 2012. "Mes anciens coéquipiers étaient toujours les meilleurs, alors j'ai compté sur eux", reconnaît-il. "Nous n'avons pas réussi à nous qualifier pour les deux Coupes du Monde suivantes, mais en 2016, nous avons convenu avec la Fédération que la meilleure chose à faire était de participer aux qualifications de 2017 en ayant 2019 en tête. Avec beaucoup de travail, nous y sommes arrivés."

Des obstacles surmontés

La principale difficulté était de trouver des joueurs. "Il y a bien une ligue, mais elle dure un mois et beaucoup de sportifs venant d'autres disciplines, comme le futsal ou le football à onze, y participent. Nous avons donc dû repartir de zéro", assure-t-il, avant de préciser les difficultés que cela implique. "Nous nous sommes concentrés sur ceux qui avaient certaines caractéristiques : la rapidité, la puissance, la frappe de balle... Et nous les avons orientés vers le beach soccer. Nous leur avons expliqué comment courir dans le sable, comment courir avec le ballon, le jeu aérien... Certains d'entre nous ont même dû leur apprendre les règles."

Il n'a pas été facile non plus d'apprendre à vivre avec la défaite. "Tout le monde nous battait alors qu'avant, en Amérique du Sud, nous ne perdions que contre le Brésil... Mais nous avions besoin de la compétition pour grandir."

Image of Uruguay and Paraguay during the semifinal 

L'Uruguay a signé un accord avec la RP Chine pour disputer un tournoi annuel qu'elle a remporté trois fois de suite face à des adversaires de deuxième et troisième catégories, puis les succès se sont propagés sur son propre continent. "Après avoir terminé troisièmes de la Copa América et avoir obtenu de bons résultats dans des tournois locaux, nous avons commencé à nous dire qu'une qualification pour la Coupe du Monde était possible. Nous y sommes finalement parvenus en battant le Paraguay, la deuxième meilleure équipe sud-américaine, en demi-finale."

Le regard tourné vers le Paraguay

La préparation pour Paraguay 2019 a envoyé des signaux importants au sélectionneur. "Dernièrement, nous avons participé aux Beach Games du Qatar et, sur le plan tactique, les joueurs m'ont surpris", avoue Aguirre Zabala, qui est aussi entraîneur de futsal. "Par exemple, tous les gardiens de but que nous avons affrontés ont un bon jeu au pied, c'est comme si les adversaires jouaient en supériorité numérique. Nous n'avons jamais autant couru sans le ballon que contre le Japon ou la Russie, qui sont eux aussi mondialistes."

Face à Tahiti, au Mexique et à l'Italie, ses adversaires du Groupe B., il sait qu'il devra tirer le meilleur de ses troupes, et combler le manque d'expérience. Sur le plan individuel, quelques noms se distinguent. "Matías Cabrera est le plus expérimenté, il a été vice-champion du monde en 2006 et le seul à avoir déjà joué une Coupe du Monde. Le capitaine, Gaston Laduche, est très mature malgré ses 23 ans", détaille celui qui cultive autant l'analyse que la superstition (il ne porte jamais de vêtements verts). "Par ailleurs, nous voyagerons avec six joueurs qui jouent au beach soccer depuis à peine plus de deux ans, mais cela nous servira pour le futur".

Les objectifs ont été fixés sur cette base. "Si nous gagnons deux matches et que nous sortons du groupe, ce sera une très bonne Coupe du Monde pour une équipe qui n'est là que pour faire ses armes", conclut-il.

The Uruguay team that qualified for the FIFA Beach Soccer World Cup Paraguay 2019

Explorer le sujet

Articles recommandés