Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

2 novembre - 12 novembre

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006

Les beautés de Rio

Tous les jours, match après match, elles font le bonheur des spectateurs. Elles se font siffler, applaudir, supplier et ovationner. Elles, ce ne sont évidemment pas les meilleurs joueurs de Beach Soccer de la planète. Il s'agit d'un groupe de danseuses brésiliennes qui, chaque fois que la sonnerie de la pause entre deux tiers-temps retentit, se chargent de divertir les supporters installés dans les gradins de Copacabana.

Blondes, brunes, rousses… chacune a son style, avec comme dénominateurs communs la grâce, la fraîcheur et la sensualité qui placent généralement les Brésiliennes parmi les femmes les plus prisées du continent. L'une des coordinatrices de la troupe, Cacau, raconte à FIFA.com la genèse du projet : "L'année passée, les danseuses ont rencontré un réel succès dans ce tournoi. Nous avons travaillé avec des professionnelles, qui adorent ce métier. C'est d'ailleurs le plus important : prendre du plaisir avant tout. Car ce n'est pas toujours facile : elles sont exposées, elles doivent être présentes du premier au dernier match, sous une chaleur parfois accablante. Tout cela demande beaucoup de volonté".

Cette description est fidèle à la réalité, car tous les jours, après chaque tiers-temps, les douze danseuses déboulent sur le sable dans un tourbillon d'énergie et de grâce. A en croire les nombreux sourires sur les visages, le public apprécie. "Les gens aiment, cela ne fait aucun doute. Ils applaudissent, ils crient, certains vont même jusqu'à nous demander notre numéro de téléphone. Ce qu'ils nous disent le plus souvent ? Gostosas (littéralement, "goûtues"), mais c'est gentil. Les Brésiliennes aiment qu'on leur dise ce genre de choses et de toutes façons, les danseuses sont habituées", poursuit Cacau.

Ce n'est pas Erica qui contredira sa danseuse. Bien que le pas de douze n'ait aucun secret pour elle, Erica est chargée de la chorégraphie. C'est donc à elle qu'il faut s'adresser si on veut comprendre ce qui fait chavirer les supporters, à chaque sortie des filles sur le sable de Copacabana. Elle attribue cet enthousiasme à la nouvelle routine qu'elle a mise au point, réalisée au rythme d'une musique traditionnelle brésilienne. "C'est un vrai succès, s'esclaffe-t-elle. Nous voulions utiliser quelque chose de typiquement brésilien, afin de mettre en valeur la sensualité des danseuses, sans tomber dans la vulgarité. Visiblement, ça marche." Un clin d'œil complice, ajouté à la clameur venue des tribunes, semble lui donner raison.

"Nous savons que nous sommes devenues l'une des nombreuses attractions de la compétition. Beaucoup de gens nous félicitent, ce qui est toujours très agréable. Mais j'ajouterais que c'est mérité, car nous faisons du bon travail", conclut-elle.

"On prend du plaisir à ce qu'on fait"

Après avoir parlé aux responsables de la troupe, FIFA.com a voulu rencontrer les principales intéressées pour recueillir leurs impressions. Car tout le monde n'a pas la chance de se faire acclamer par des milliers de spectateurs, et ce du matin au soir.

Priscila, 21 ans, parle en connaissance de cause de l'enthousiasme suscité par les danseuses, puisqu'elle en fait partie : "On entend beaucoup de choses flatteuses, toujours dans les limites de la courtoisie. Parfois, on nous demande notre numéro de téléphone, et ça en reste là", explique la jeune brune dans un grand sourire. A côté d'elle, la silhouette parfaite de Carla, 23 ans, attire le regard d'un groupe de travailleurs qui passent derrière. "Tant qu'on nous respecte, il n'y a aucun problème. Et puis sincèrement, quelle Brésilienne n'aime pas être appelée Gostosa ?", rigole la jeune fille avec bonne humeur.

Mais tout n'est pas aussi facile qu'on pourrait le penser. Tous les jours, les filles arrivent à huit heures du matin, afin de préparer les chorégraphies prévues au programme et d'en essayer de nouvelles. Puis il est l'heure d'aller se déhancher sur le sable et offrir des maillots au public. Sans oublier les séances de relaxation et de massages, qui prennent pas mal de temps elles aussi. "Sur le sable, c'est difficile, car on s'enfonce, et ça brûle. C'est normal. Même chose avec la chaleur, qui peut être difficile à supporter. Mais je le répète : le plus important, c'est de prendre du plaisir à ce qu'on fait." Une chose est sûre : le plaisir est partagé.