Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

2 novembre - 12 novembre

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006

Soares : "À jamais gravé dans ma mémoire"

Disputer une compétition avec le statut de favori, à domicile, face à des supporters aussi exigeants que les Brésiliens ; voici un défi de taille pour tout entraîneur. Pourtant, Alexandre Soares n'a jamais perdu son calme devant cette grosse responsabilité. Il vient tout juste de remporter la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, mais son attitude n'a toujours pas varié d'un iota. Le ton est posé, le sourire cordial. Idéal pour partager ses impressions avec FIFA.com. La compétition, la finale, la relation avec le public et la nouvelle rigueur du Brésil. "Pourvu que ce soit un point de départ", se prend-il à espérer.

Cela ne doit pas être facile de disputer ce genre de compétition devant son public, avec l'étiquette de favori. Ce titre vient-il comme un soulagement ?Non, pas à ce point. C'est sûr, nous savions que nous partions favoris, mais nous n'étions pas les seuls. L'Espagne avait aussi cette étiquette et elle a été éliminée au premier tour. Le Portugal avait terminé deuxième l'an dernier, la France était championne du monde en titre. Nous faisions donc partie du groupe des favoris, tout comme l'Uruguay. Mais cela ne nous dispensait pas de travailler et de peaufiner notre collectif pour obtenir ce succès. C'est ce que nous avons fait. Nous avons été très solidaires et, grâce à Dieu, nous avons été récompensés.

Ce stade a été un véritable chaudron lors des matches du Brésil. Avez-vous ressenti ce soutien sur le terrain ?Au début, nous sentions que le public ne faisait pas 100 % confiance à l'équipe. Mais à partir du deuxième match, l'ambiance a été énorme jusqu'à la fin. Nous avons élevé notre niveau de jeu, nous avons offert du spectacle, nous avons produit de belles actions et nous avons réussi quelques beaux scores. Les joueurs ont réussi à se mettre le public dans la poche et ça, c'est merveilleux.

Rappelons que lors du premier match, le public vous reprochait de ne pas avoir pris certains joueurs. Peut-on parler de revanche personnelle ?Non, pas le moins du monde. C'et la victoire des joueurs. Il existait une confiance mutuelle entre les joueurs et l'encadrement, ce qui a facilité le travail. En tout cas, je ne suis pas animé de sentiment de revanche personnelle, bien au contraire. Ces joueurs avaient besoin d'une occasion de se montrer, nous la leur avons donnée. Aujourd'hui, on parle d'eux dans les médias grand public. Ils vont vite devenir des idoles.

Revenons au match contre l'Uruguay. A quel moment avez-vous compris que vous seriez champions du monde ?Quand j'ai vu que les joueurs sur le banc étaient très calmes, sereins. A ce moment, j'ai compris que nous allions atteindre notre objectif. Quand on cherche le regard des gars et qu'on ne le trouve pas, c'est différent. On voit bien qu'ils se cachent. Là, j'ai compris qu'ils donneraient tout pour rentrer. Je n'avais plus aucun doute quant à l'issue de la rencontre. Sur le terrain, c'était pareil : ils ont tout donné, ils ont montré tout leur enthousiasme. Tout ça donne de la crédibilité à notre travail. Quelle a été la clé pour accéder au titre ?L'état d'esprit de l'équipe, qui a été fantastique. On a vu une très belle amitié naître entre ces joueurs, dans une très grande harmonie. Dans cette équipe, tous les gars s'entendent très bien et parlent en toute liberté, du plus jeune à Junior Negão, qui est le plus expérimenté. Cela donne une confiance très positive à l'équipe. Tout le monde a bien vu qu'ils voulaient gagner grâce à leur collectif, sans qu'un joueur tire la couverture à lui.

Vous avez parlé d'harmonie. Comment les joueurs font-ils pour faire preuve d'une telle décontraction, même dans les moments très intenses qui précèdent la finale ?C'est dans notre nature. Parfois, il y a de quoi se demander comment les Brésiliens peuvent être heureux compte tenu du contexte politique et économique. Nous n'avons fait que conserver la mentalité de ce pays ! (rires) C'est difficile à expliquer, mais en tout cas, ça se traduit sur le terrain.

Vous devez garder d'excellents souvenirs de cette compétition...Bien sûr ! Beaucoup de souvenirs, de merveilleux souvenirs. Ce qui s'est passé ici restera à jamais gravé dans ma mémoire.

Dernière question. Quelles seront les répercussions de ce titre pour le beach soccer brésilien ?Espérons que ce soit un point de départ pour que les autorités donnent un nouveau coup de pouce à cette discipline. Il va falloir tirer profit de la belle performance des joueurs, leur faire disputer des compétitions régionales et travailler comme l'a fait la CBF pour obtenir ce titre. L'heure est venue pour que les fédérations des différents Etats opèrent un travail de détection afin de révéler d'autres grands joueurs.

Explorer le sujet