Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, Rio de Janeiro 06

2 novembre - 12 novembre

Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA 2006

Une finale 100% <i>Amsud</i>

Dans quelques heures, le rideau tombera sur la deuxième édition de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. Alors que l'an dernier les hôtes brésiliens avaient ouvert la dernière journée en prenant la troisième place, ils disputeront la finale ce dimanche 12 novembre 2006 à 11 heures. Face à eux, l'Uruguay tentera de poursuivre son formidable parcours dans une finale entièrement sud-américaine.

A l'opposé, Français et Portugais qui s'étaient opposés en finale en 2005 se retrouveront cette fois lors du match de classement. Deux rencontres qui nous promettent d'assister à un dernier feu d'artifice sur la plage de Copacabana.

France - Portugal (9h30, heure locale)Il est toujours difficile de savoir quoi attendre d'un match pour la troisième place d'une compétition internationale. Entre l'envie de finir sur le podium et la déception à peine digérée d'une demi-finale perdue, le cœur des deux équipes balance. Et cela nous offre souvent des rencontres débridées.

Celle de ce dimanche sera en tout cas la revanche de la finale de l'an dernier. Puisque les Bleus l'avaient emporté aux tirs au but il y a un an et demi, il est certain que le Portugal voudra effacer ce mauvais souvenir. Mais les hommes d'Eric Cantona n'abandonneront pas cette compétition aussi facilement. Ils sont déjà tournés vers ce rendez-vous comme nous l'a confirmé Jérémy Basquaise : ''Notre parcours a été si bon qu'il serait dommage de le terminer sur une fausse note.''

De son côté, le capitaine portugais Hernani a lui aussi montré la voie à suivre : ''Nous ne voulons pas partir de Rio sans avoir atteint le podium. Je ne veux pas imaginer que nous terminions ce tournoi par une défaite.'' La motivation semble donc bien présente dans les deux camps, place maintenant au spectacle !

Uruguay - Brésil (11h00)Qui aurait prédit avant le début de Rio de Janeiro 2006 que l'on retrouverait ce dimanche l'Uruguay en finale ? Les Charrúas eux-mêmes avouent ne pas y croire. S'ils atteignaient les demi-finales, les coéquipiers de Diego s'étaient juré de faire subir à leurs cheveux les pires traitements. C'est donc en blond ou roux pour certains, en version courte pour les anciens 'chevelus' de la bande qu'ils sont entrés sur le terrain pour affronter la France. Et cela n'a rien enlevé à leur grinta.

Pour cette finale, ils auront bien besoin de toute leur motivation pour venir à bout d'archi-favoris brésiliens. Mais à l'idée d'imaginer faire subir aux hôtes la même déroute que leurs aînés avaient infligé à la Seleçao en finale de Coupe du Monde de la FIFA 1950 (1:2 au Maracana de Rio de Janeiro), les langues se délient. ''Il est impossible de comparer ces deux rencontres. Mais je peux vous assurer que celle-ci revêt une importance énorme pour mes joueurs. Le Brésil est l'équipe numéro 1 de beach soccer au monde. Nous essaierons donc de disputer le meilleur match de notre vie'', a déclaré le sélectionneur uruguayen Venancio Ramos. L'Uruguay avait déjà tenté ce pari en mars dernier à l'occasion des éliminatoires sud-américaines. En vain puisque les Auriverdes s'étaient imposés 6:4 au premier tour, puis 9:2 en finale.

Mais n'allez pas croire que le Brésil se voit déjà soulever le trophée. Dans les rangs des locaux, la prudence est de rigueur. Alexandre Soares : ''Nous allons aborder cette rencontre avec la plus grande des concentrations. Personne n'a jamais remporté un match avant de le jouer. Nous n'avons pas encore atteint notre objectif.'' Un sentiment partagé par les joueurs à l'instar de l'attaquant Sidney. ''S'il faut bien sûr féliciter notre groupe pour cette qualification, il reste encore à battre l'Uruguay pour que la fête soit totale.''

Entre une Celeste aussi à l'aise en défense que réaliste aux avant-postes et des Brésiliens qui ont déjà inscrit 48 buts en cinq matches, l'opposition de styles s'annonce passionnante. La pression est en tout cas sur le Brésil, Ramos n'attendant plus rien de particulier. ''Je vis surtout cette finale comme une récompense pour le travail accomplis par mes joueurs. Depuis mars ils n'ont fait que s'entraîner, parfois même en hiver par 2 ou 3 degrés… Ils méritent ce match.'' Le piège est tendu, reste à savoir l'éviter.

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