Après quatre tentatives infructueuses, l’Iran a fini par s’extirper de la phase de groupes de la Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA. Le sélectionneur Marco Octavio est convaincu que la Team Melli peut aller encore plus loin dans à Tahiti 2013. Ce 25 septembre, l’Iran tentera pour cela de renverser la Russie, championne du monde en titre, après s'être glissé in extremis en quarts de finale. Battus deux fois en trois rencontres, Mohammad Ahmadzadeh et ses partenaires n’ont dû leur salut qu’à leur nombre de buts encaissés, inférieur d'une unité à celui de l’Ukraine.

Malgré cette qualification étriquée, l’Iran a impressionné par sa combativité. À l’issue de la défaite 4:1 face au Brésil, la Team Melli a dompté la puissante équipe du Sénégal (5:3), avant de s’incliner (3:2) face à l’Ukraine. "Détermination" a donc été le maître-mot durant cette première phase. Cette qualité avait déjà frappé les esprits en janvier dernier, lorsque l’Iran avait effacé un déficit de trois buts pour venir à bout du Japon en finale du Championnat d’Asie.

"J’ai longtemps entraîné au Brésil et au Portugal et je sais exactement à quel niveau nous nous situons", confie Octavio à FIFA.com, encore euphorique après sa qualification pour la deuxième phase. "Nous avons livré un bon match contre le Brésil et mes joueurs ont confiance en eux. Bien sûr, ils doivent engranger davantage d’expérience internationale en disputant plus de compétitions comme celle-ci, mais la qualité et la combativité de cette équipe ne sont plus à démontrer."

Développer le beach soccer en Iran
Le football jouit d’une immense popularité en Iran, comme en attestent les foules qui envahissent régulièrement le fameux stade Azadi de Téhéran. Mais Octavio rappelle que le sable attire également de nombreux amateurs de ballon rond.

"Nos matches sont retransmis tôt le matin et tout le monde suit nos performances de près en Iran. Le beach soccer est en plein essor et le titre de champion d’Asie a donné le sourire à de nombreux Iraniens. Les joueurs sont connus, tout le monde sait qui ils sont car les rencontres passent sur la principale chaîne de télévision", analyse le technicien.

Octavio assure que la qualification historique des siens pour les quarts de finale n’est pas une surprise. "On a eu une préparation très poussée. Nous avons joué au Belarus, où nous avons battu l’Ukraine. Nous avons également battu l’Italie à deux reprises en Iran. L’équipe était donc prête, même si on savait que le niveau de la Coupe du Monde serait plus élevé", assure-t-il avant de conclure : " C'est une grande responsabilité que de disputer cette compétition."