Depuis la première Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA, en 2005 au Brésil et à la seule exception de Ravenne 2011, pour laquelle elle ne s'est pas qualifiée, l'Espagne a toujours pu compter sur un atout majeur : Ramiro Amarelle. Considéré comme l'un des plus grands joueurs de l'histoire de la discipline, l'ancien numéro 10 de la Roja ne sera pas présent à Tahiti 2013. Il a en effet mis un terme à sa carrière internationale.

Cela rendra le tournoi très spécial pour Nico, qui s'apprête à participer à son premier Mondial en l'absence de son ami et aura donc plus que jamais la responsabilité de montrer le chemin à suivre à ses jeunes coéquipiers.

"J'en suis conscient, mais ce n'est pas quelque chose qui me pèse", affirme Nico, 37 ans, au micro de FIFA.com, juste après avoir achevé l'un des derniers entraînements de l'Espagne avant ses débuts dans la compétition, contre les États-Unis. "En réalité, chacun dans le groupe à sa place et je ne crois pas qu'il soit nécessaire qu'un joueur en particulier se détache. Maintenant, si on me demande d'assumer un rôle de leader, je le ferai sans problème. Je joue depuis suffisamment longtemps pour supporter la pression".

Mais sa réflexion va plus loin. "L'absence de Ramiro se remarque dans le vestiaire, mais beaucoup plus encore sur le sable. Il a non seulement toujours été le capitaine, mais également une référence. Aujourd'hui, nous devons pallier à son absence en adoptant un autre style de jeu. Il va falloir s'adapter", poursuit l'Espagnol, auteur de 14 buts en 18 matches de Coupe du Monde de Beach Soccer de la FIFA.

Pas d'objectif minimum
Le défi s'annonce ardu pour une sélection qui fait son retour dans l'épreuve suprême après l'absence de 2011. "On a eu du mal à le digérer", reconnaît Nico au sujet de cet échec. "Quand vous avez l'habitude de jouer les premiers rôles dans les plus grands tournois, rater un Mondial est toujours douloureux. Le fait d'être de retour nous donne de la force. Ça se voit aux entraînements, qui sont d'un très haut niveau. Nous avons été très forts cet été. Nous avons gagné le Mundialito pour la première fois et atteint les demi-finales de la Ligue européenne".

Son ancienneté et son expérience lui permettent d'évaluer en connaisseur l'état de préparation de son équipe. "Sur une échelle de un à 10, je dirais que nous sommes à huit. Ce qui manque, nous allons l'obtenir grâce à la motivation, à la combativité et à l'ambition", poursuit ce fan du Deportivo La Corogne.

L'Espagne fait partie des candidats sérieux au titre. Nico ne le nie pas. "De par l'histoire de la compétition, c'est logique. Nous avons toujours joué les premiers rôles. Par conséquent, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas assumer cette pression. Ce groupe n'a qu'une chose en tête : gagner. Nous n'avons pas d'objectif minimum, pour la bonne raison que notre seul objectif est d'être champions du monde."

 Et de conclure : "Je vis cette Coupe du Monde de façon assez émotionnelle car c'est peut-être ma dernière, et je n'envisage pas d'arrêter sans avoir soulevé le trophée. Je me battrai à mort pour y arriver".