Elle est venue de loin, et elle n'est pas venue pour rien. L'équipe argentine d'Estudiantes de la Plata s'est qualifiée pour la finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, E.A.U. 2009. Son séduisant jeu de passes a eu raison d'une équipe sud-coréene des Pohang Steelers certes indisciplinée (huit cartons jaunes, trois cartons rouges) mais qui n'aura pourtant pas démérité. Elle devra toutefois se contenter au mieux de la troisième marche du podium.

Dès le début du match la formation pincharrata faisait de la pelouse du stade Mohammad Bin Zayed son jardin. Six petites minutes lui ont en fait suffi pour se montrer dangereux mais la triple occasion des Argentins trouvait coup sur coup le portier des Steelers Shin Hwa-Yong, le poteau puis le ciel d'Abou Dabi. Mais ils n'allaient pas s'en laisser conter...

Un jeu rapide fait de passes courtes et directes dépassait complètement des Asiatiques, forcés de commettre des fautes pour stopper les offensives d'Estudiantes. Denilson avait beau se débattre en attaque pour apporter le danger, celui-ci était davantage créé par les derniers vainqueurs de la Copa Libertadores. Logiquement, ils ouvraient la marque juste avant la pause par l'intermédiaire de Leandro Benitez sur un coup-franc venu de la droite (45', 0:1).

Denilson, d'un but à l'autre
De retour des vestiaires, les hommes d'Alejandro Sabella enfonçaient le clou. A la conclusion d'un enchaînement de passes, Benitez, encore lui, se trouvait seul au deuxième poteau côté gauche et signait le doublé en renard des surfaces, et permettait aux supporters sud-américains venus en masse de libérer leur joie (53', 0:2). Pas pour longtemps. Pourtant réduit à dix, Pohang parvenait à réduire le score grâce au Brésilien Denilson (71'), auteur au passage de son troisième but dans la compétition (1:2).

A neuf, puis à huit quelques minutes plus tard, la tâche des Steelers se compliquait. D'autant que l'énième faute impliquant l'exclusion avait pour coupable le gardien de but sud-coréen. Le buteur Denilson enfilait alors les gants pour entretenir l'espoir des siens (77'). Clemente Rodriguez, lui, trouvait le poteau (86'), avant de voir ses coéquipiers faire tranquillement tourner le cuir pour attendre le coup de sifflet final, synonyme de finale pour Estudiantes de La Plata.