Le second quart de finale de la Coupe du Monde des Clubs réserve une opposition entre le champion local et le roi de la zone CONCACAF en cette soirée fraiche du dimanche 11 décembre au stade Toyota. 

La rencontre démarre tambour battant pour les Mexicains, déterminés à imprimer leur marque à la partie. La première mèche est allumée par Humberto Suazo, l’artilleur maison, qui trouve le poteau sur un service de César Delgado (15’). La charge continue sur coup franc par l’entremise du capitaine Luis Perez (22’). Takanori Sugeno était battu, mais le ballon n'est pas cadré. Les tout récents champions du Japon ne s’en laissent pas conter, il faut un Jonathan Orozco inspiré pour empêcher Masuto Kudo d’inscrire son deuxième but du tournoi. 

Après une contre-attaque d'école, Jorge Wagner tente aussi sa chance, sans plus de réussite (35’). Junya Tanaka enflamme une dernière fois avant l’entracte (45’+1) les bouillants partisans des locaux en trouvant de la tête le petit filet du but aztèque.
Les Japonais s’appliquent à trouver autant que possible leurs deux fers de lance brésiliens, véritables architectes du jeu nippon. En face, la bande à Delgado, l’ancien lyonnais, mise largement sur ses ailiers pour porter le danger devant.

Kashiwa au bout de la nuit

Le second acte reprend sur le même rythme, les deux équipes jouent à l’enthousiasme tout en assurant une discipline défensive derrière. Il ne manque que les buts et ils ne vont pas tarder. Leandro Domingues a largement contribué aux derniers exploits de Kashiwa Reysol. Le stratège de 28 ans confirme ses bonnes dispositions en claquant une magnifique volée acrobatique au pauvre Orozco, au terme d’une action collective de grande classe (53’, 1:0). Réponse du berger à la bergère cinq minutes plus tard. Delgado sert Suazo devant la ligne de but, et le Chilien n’a plus qu’à faire ce qu’il fait le mieux (58’, 1:1).

Le match s'appauvrit au fil des minutes en occasions, mais pas en tension. Au terme d’un bel enchainement technique, Leandro crée le danger mais voit sa frappe contrée (90’+2). C’était la dernière tentative avant la prolongation. Une seule occasion à se mettre sous la dent avant la séance de tirs au but, elle est l’œuvre de Wagner esseulé devant les poteaux de Lugeno (95’). Il faudra s’en remettre aux 11 mètres pour décider de l’issue de ce deuxième quart de finale. Et à ce petit jeu, ce sont les Asiatiques qui se montrent les plus adroits. La qualification est nippone !

Monterrey jouera pour l’honneur de la cinquième place contre les Tunisiens de l’Espérance de Tunis alors que Santos attendra le Kashiwa de pied ferme en demi-finale.