Le stade international de Yokohama est plein à craquer pour le rendez-vous que tout le monde attendait entre Chelsea FC et Corinthians en finale de la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA, Japon 2012 ce dimanche 16 décembre.

Les deux équipes démarrent prudemment avant d'accélérer et de se partager les occasions. Emerson tente sa chance en réponse à la frappe à bout portant de Gary Cahill, Fernando Torres et Juan Mata font de même suite au numéro de Paolo Guerrero dans la surface. Les Brésiliens s’attellent à ce qui leur réussit de mieux depuis un an : défendre en attendant de mener une contre-attaque. De son côté, Chelsea cherche la clé en passant par les ailes où Eden Hazard semble avoir d'aussi bonnes sensations qu’en demi-finale contre Monterrey. Mais à la pause, le tableau d'affichage n'a pas bougé. 

Le scénario du deuxième acte est identique, le rythme augmentant crescendo. Paulinho et Hazard se chargent les premiers de chauffer les gants des gardiens. Forts de leur assise défensive, les Blanc et Noir prennent également confiance devant. 

Leçon tactique et de réalisme
A la conclusion d’une action collective de haut vol, Danilo voit sa tentative contrée par la défense anglaise mais Guerrero est à la bonne place pour libérer de la tête les nombreux supporters brésiliens qui ont fait le déplacement au Japon (1:0, 69’). Sonnés, les champions d’Europe optent pour des longs ballons, mais qui n’arrivent pas. La pression des hommes de Rafael Benitez est imprécise. L’Espagnol voit la perspective de remporter son deuxième trophée en trois finales de la compétition s’éloigner à mesure que les minutes filent. Torres pense dans les derniers instants, trouver le chemin de l’égalisation mais son but est refusé pour hors-jeu. Le destin a choisi son camp.

Le coup de sifflet final déclenche des scènes de liesse dans les rangs brésiliens. Corinthians s’assure le droit de soulever pour la deuxième fois la Coupe du Monde des Clubs grâce à son bloc parfaitement rôdé et à ses deux petits buts aux grands effets dans le tournoi. Le trophée fait son retour en Amérique du Sud après avoir passé les cinq dernières années sur le sol européen.