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11 décembre - 21 décembre

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Alisson : "J'ai toujours rêvé d'affronter Boca"

Alisson Becker of Liverpool celebrates
© Getty Images

Une blessure au mollet en début de saison l'a écarté des terrains pendant plus de deux mois. Mais Alisson Becker est de retour. Dimanche, il a de nouveau officié dans les buts pour les Reds, qui ont obtenu le nul (1-1) contre Manchester United à Old Trafford.

C'est seulement sa deuxième saison à Liverpool et après des débuts pratiquement impeccables avec le club anglais, on voit déjà mal comment le gardien brésilien pourrait faire mieux. Au cours de son premier exercice à Anfield, Alisson a remporté rien moins que la Ligue des champions de l'UEFA 2019 et, cerise sur le gâteau, la Copa América avec le Brésil.

Mais à 27 ans, Alisson est prêt à relever de nouveaux défis : Premier League, Coupe du Monde des Clubs... Le portier brésilien a accordé un entretien exclusif à FIFA.com, au cours duquel il évoque tous ces sujets et bien d'autres.

Alisson, vous avez reçu la récompense The Best – Gardien de but de la FIFA 2019. Quels sentiments cela vous a-t-il procurés ?

Mes objectifs principaux dans le football ont toujours été collectifs. Bien sûr, le fait d'aider mon club à gagner des titres me permet d'aspirer aux récompenses individuelles. Recevoir ce prix The Best a réellement été un grand honneur.

Vous aviez deux adversaires redoutables pour ce prix : Éderson et Marc-André Ter Stegen. Quelles qualités leur trouvez-vous que vous aimeriez avoir vous aussi ?

Ce sont de grands gardiens, qui ont tout ce qu'il faut. J'aimerais bien avoir les longs dégagements d'Ederson. Il est assez incroyable dans ce domaine. De Ter Stegen, son explosivité : la force qu'il a dans les jambes lui permet de faire des arrêts pas possibles. Je crois que ce sont leurs gros points forts.

Vous avez toujours exprimé beaucoup de reconnaissance envers votre entraîneur Jürgen Klopp pour la grande saison réalisée l'an passé. Comment le décririez-vous ?

C'est un entraîneur très authentique. Ce que vous voyez, c'est ce qu'il est réellement. Il sait quand motiver ses joueurs et quand être un peu plus dur. Il est très fort dans le domaine de la motivation. Ses célébrations nous aident aussi à dissiper la tension. Par exemple, quand nous avons battu Everton, il s'est précipité sur le terrain pour me faire une bise. Ç'a été un moment incroyable.

Votre transfert depuis la Roma a suscité la controverse. Vous êtes devenu à ce moment-là le gardien le plus cher du monde ! Cela vous a-t-il mis encore un peu plus la pression ?

Dans le football, on vit toujours avec la pression. En réalité, je ne suis resté le gardien le plus cher que pendant deux semaines ! Mais je savais effectivement qu'il s'agissait d'un transfert très élevé, qui dépassait la normale. Cela a engendré de grosses attentes externes mais personnellement, je n'ai pas commencé à exiger plus de moi-même que ce que j'exige normalement, et qui est déjà beaucoup, indépendamment du montant du transfert. Pour moi, l'important est de toujours jouer à fond pour aider mon équipe.

Quel est votre secret d'après vous pour vous maintenir à un si haut niveau ?

Au-delà des prérequis techniques et physiques, où je crois être arrivé à un niveau élevé, pour moi il y a aussi l'aspect mental qui est très important. Pour un gardien, il est fondamental de rester concentré pendant tout le match. Vous ne pouvez pas vous relâcher une seule minute, car ça pourrait être fatal. Donc ce que je travaille le plus, c'est ma concentration.

Et au niveau pratique, comment faites-vous pour progresser ?

Je regarde des buts de tous les championnats, et j'analyse ce que j'aurais pu faire de différent dans chaque situation. J'aime aussi regarder des arrêts. J'ai toujours été très observateur. J'essaie d'apprendre à la fois des erreurs et des réussites des autres joueurs.

En décembre, Liverpool disputera la Coupe du Monde des Clubs de la FIFA. Qu'est-ce que cela vous inspire ?

De l'enthousiasme. Le club qui m'a formé, l'Internacional de Porto Alegre, l'a remportée de manière incroyable en 2006. C'est le plus beau titre de l'histoire du club, avec la Libertadores. Depuis, ce tournoi est devenu l'un de mes objectifs et aujourd'hui, j'ai la chance de pouvoir le disputer.

On ne connaît pas encore le représentant de l'Amérique du Sud pour cette compétition. Cette semaine, il y aura les demi-finales retour de la Libertadores. Le dernier carré est composé de Boca Juniors, River Plate, Grêmio et Flamengo. Qui préféreriez-vous affronter ?

L'adversaire que j'ai toujours rêvé d'affronter, c'est Boca, mais je préférerais le faire à la Bombonera (rires), parce que je crois que c'est un des stades les plus incroyables du monde. Évidemment, je serais très heureux de jouer contre Boca au Mondial des clubs aussi.

Et que diriez-vous de battre le Grêmio, l'ennemi juré de l'Internacional ?

Avant de penser à les battre, il faudra d'abord jouer contre eux (rires) ! Les quatre demi-finalistes sont très forts. J'aime bien suivre la Libertadores. Le niveau est très élevé et celui qui la gagnera fera honneur à l'Amérique du Sud.

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