Cham. du Monde des Clubs de la FIFA Coupe Toyota, Japon 2005

11 décembre - 18 décembre

Coupe du Monde des Clubs de la FIFA 2005

Cicinho : "On veut être la meilleure équipe du monde"

Le latéral droit de São Paulo a fait couler beaucoup d'encre au cours des derniers mois. A la suite de ses performances spectaculaires à la Coupe des Confédérations de la FIFA, Allemagne 2005, où il a été l'un des protagonistes de la victoire auriverde, Cicinho, de son vrai nom Cícero João de Cezare, continue de faire le bonheur des fans de football sous le maillot des Tricolores.

Si des rumeurs annonçant son transfert au Real Madrid en janvier prochain agitent le monde du ballon rond, le défenseur reste calme et concentré en vue du rendez-vous de dimanche : la finale du Championnat du Monde des Clubs de la FIFA Coupe TOYOTA, Japon 2005, lors de laquelle les Brésiliens croiseront le fer avec les Anglais de Liverpool.

"Je suis très serein et je suis heureux de défendre les couleurs de São Paulo. Aujourd'hui, je ne pense qu'à vaincre Liverpool et à remporter le titre", répète-t-il pour en finir avec les sempiternelles questions des journalistes présents à Tokyo au sujet de son avenir.

Car aujourd'hui, le petit gabarit, qui fait preuve d'une vitesse époustouflante et d'une technique extraordinaire pour dribbler ses adversaires et prendre le couloir droit, se consacre totalement à la cause de São Paulo et à ses ambitions japonaises. Et si les Brésiliens ont souffert plus que prévu pour se défaire des Saoudiens d'Al-Ittihad en demi-finales, un penalty converti par Ceni et deux buts d'Amoroso, magnifiquement servi par Cicinho sur le deuxième, ont donné raison aux pronostics et permis au club paulista de se qualifier pour la finale.

"On savait que ça allait être difficile, mais on s'est battus à chaque seconde pour gagner ce match, déclare Cicinho à FIFA.com. Ce n'est pas étonnant que la rencontre ait été aussi serrée. On se dispute la couronne mondiale, seuls les meilleurs clubs de la planète sont présents. On a fini par atteindre notre objectif : la victoire et la qualification pour la finale, où on fera tout pour remporter le titre."

Contre Liverpool, les Tricolores devront se montrer plus solides en défense pour ne pas se laisser surprendre par les Gerrard, Crouch et autres talents, comme ils l'ont été en demi-finales par Noor et Al Montashari. "Il faut qu'on continue à améliorer notre jeu. Sur le terrain, il faut faire preuve de sérieux, d'engagement, de concentration et de discipline tactique. On a tous les ingrédients pour décrocher la victoire, mais ce sera forcément difficile, parce que Liverpool est très fort", continue l'international.

"Je crois qu'on trouvera la clé de la victoire dans les exploits individuels. Liverpool évolue avec deux lignes de quatre et on va garder notre 3-5-2 habituel. Ils font beaucoup de passes et sont très dangereux dans les airs, mais pas sur les actions personnelles." Or, à en croire Cicinho, c'est justement le point fort des Sud-américains.

En revanche, le jeu aérien du club européen est l'un des aspects qui préoccupe le plus le défenseur. "Ce sera difficile de défendre dans les airs, il ne faudra pas leur laisser d'espaces", analyse-t-il. Cependant, le latéral ne doute pas que la qualité de ses coéquipiers, pour la majorité aguerris par leur expérience avec la Seleção, aura raison des Liverpudlians. "Le football brésilien est le meilleur football du monde. On est prêts à le prouver ici pour enlever le trophée", assure-t-il avec une foi inébranlable dans son équipe. Une ascension fulgurante

Les dix derniers mois constituent un véritable tournant dans la carrière du Brésilien. Le 27 avril dernier, il dispute, contre le Guatemala, son premier match sous la houlette de Carlos Alberto Parreira, avant d'enlever, deux mois plus tard, la Coupe des Confédérations de la FIFA avec les Auriverdes. Après avoir remporté la Copa Libertadores avec São Paulo en juillet, le voilà maintenant sur le point de coiffer la couronne mondiale des clubs et de faire le grand saut vers le football européen.

"Ma carrière a pris un tournant décisif. Mais je prends tout ça avec naturel et j'essaye de prendre des décisions intelligentes et responsables, déclare pensivement le footballeur de 25 ans. Beaucoup de belles choses m'arrivent tout à coup, mais tout ça est le fruit de mon travail. Quand on y réfléchit, c'est ce que recherche tout footballeur".

Celui que l'on considère comme l'héritier de Cafú, à tort peut-être ("Je ne vois pas pourquoi. Cafú et moi avons deux styles très différents", précise-t-il), gardera à jamais en mémoire la victoire de son club contre l'Atlético Paranaense, au stade Morumbí. Ce jour-là, São Paulo obtenait son billet pour le Japon… "Remporter la Copa Libertadores était un rêve. En 2004, on avait perdu en demi-finales, alors on devait absolument gagner en 2005. Et on a réussi ! Maintenant, on veut être la meilleure équipe du monde", explique l'arrière droit.

En chemin vers le titre continental sous le maillot tricolor, Cicinho est entré dans l'histoire de la Copa Libertadores en marquant le 10 000e but de la compétition, en huitièmes de finale contre Palmeiras : un coup franc sensationnel qui a permis au club paulista de faire le break 2:0 dans le temps additionnel. "J'étais très content d'entrer dans l'histoire. C'était fabuleux de marquer le 10 000ème but de la Copa Libertadores pour mon 100ème match sous les couleurs de São Paulo et d'apporter ma contribution à la qualification pour les quarts", se souvient-il.

"Si je pouvais écrire un nouveau chapitre du Championnat du Monde des Clubs en marquant en finale… Enfin, si j'ai l'occasion de marquer, ce sera génial. Mais mon devoir est de construire l'attaque et d'aider mes coéquipiers à se créer de belles occasions. Si je peux offrir la passe décisive, je serai aussi très heureux", continue-t-il à propos du match de dimanche contre Liverpool.

Fervent admirateur de Jorginho, le défenseur brésilien a été surpris par le nombre de torcedores présents pour encourager l'équipe lors de sa première sortie nippone. "On savait que les Japonais aimaient beaucoup les Brésiliens, mais on ne s'attendait pas à voir autant de supporters venus du Brésil pour nous encourager. Pour les remercier comme il se doit, il faudra remporter le titre", conclut-il avec un grand sourire.

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